BONTEMS, MINOT
BONTEMS
Il m'a refusé... Cent soixante mille francs... où les placerai-je?.. Ah ! je suis vivement contrarié... moi qui espérais que M. Delmarre consentirait à me les garder avec les cinquante mdle francs que je lui ai déposés il y a six niois... mais je n'ai pas osé insister.
MlNOT.
Oh! ce serait inutile, Delmarre a positivement refusé... Mais, voyons, M. Bontems, estce que vous hésiteriez à les placer dans une entreprise certaine?
BONTEMS
Cfvmmeiit. M. Minot, c'est là mon rêve!.. \m- entreprise!... une opération !... des dividendes à partager !... c'est ce qu'il me faut...
MlNOT.
Pli bien! M. Hontcms, j'ai votre affaire... In ami avec lequel je suis associé est engagé dans une opération pleine d'avenir pour laquelle il lui manque encore quelques fonds, et SI vous avez confiance en moi...
BONTEMS
Comment donc, M. Minot, confiance jdeine et entière!., ne vois-je pas chaque jour les clK-nts se presser dans votrecabinet... Ah ! ah ! vos affaires marchent bien depuis que vous nîjbîtez mon premier.
MINOT
Admirablement, cher propriétaire !
BONTEMS
vSi j'osais vous demander un reçu.
MINOT s'assied et écrit.
C'est trop juste.
LES SPÉCULATEURS
BONTEMS place son argent sur la table et dit avec joie.
Une entreprise superbe!... quel bonheur!... {À Minot.) Les intérêts à dater de ce jour?
MINOT
Cela va sans dire. ( Il prend le porte feuille sur la fable.) \o\f/.si cela vous convient... Il faut toujours se mettre en règle. (*)
{Bontems s'assied devant la table et lit le reçu.)