‹ Magasin théâtralChapitre 1257 sur 1475 · JUI.TE · texte numérisé non relu

JUI.TE

Elle est sortie, Monsieur.

DELMARRE, avec coUrc. Sortie... encore!... mais elle ne saurait donc rester une minute chez elle!... Laissez-moi. {Julie sort par le fond.)

Me diras-tu?...

MINOT

DELMARRE.

Laisse-moi aussi, je veux être seul.

MINOT

Non, mon cher, je ne le quitte pas... Il me faut demain quarante mille francs si je ne veux recevoir la visite d'un garde du commerce, et je compte sur toi...

DELMARRE.

Ah! ne me parle pas d'affaires en ce moment... Sais-tu ce que je viens de découvrir? sais-tu ce qu'elle me cachait depuis trois ans?

MINOT

Elle... ah ça! de qui diable parles-tu?

DELMARRE.

De Clotilde!... et moi qui étais plein de confiance... me tromper... oh! c'est infâme!

MINOT

Ah!

DELMARRE.

Et sans le hasard qui a fait tomber cette lettre entre mes mains, j'aurais peut-être ignoré toujours.,.

MINOT

Une lettre...

DELMARRE.

Tu le sais, à son départ, il y a huit jours. Monsieur de Flavigny me confia tous ses papiers...

MINOT

Et une somme de cent mille francs que tu n'as pu remetira encore, et que son banquier, je lui rends celle juslice, envoie toucher tous les jours régulièrement , mais aussi fort inutilement.

DELMARRE.

Ces fonds seront remboursés demain... Quant à ces papiers... tout à l'heure, je veux les mettre en ordre, les classer dans mes carions... Lorsque le hfisard fait tomber du milieu d'une liasse une lettre jrjbablement oubliée, au moment delà remeltre, le nom de Clolilde frappe mes yeux... je reconnais l'écriture de Georges d'Avenay!... je lis... Il rafmail... elle aussi répondait à cette passion avant notre mariage... Comme elle a su cacher cet amour aux yeux de tous!...

MINOT

Oh! oh! caché...

DELMARRE.

Quoi, Jtu aurais deviné?... •

MINOT

J'en avais entendu parler même avant votre union.

DELMARRE.

^t tu ne m'as pas averti !

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