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SCENE XII

BLANÇAY, Foule d'agioteurs, au fond dans la rm le crieur debout, aumilieu, sur un banc ou tabouret puis Dehorn.

BLANÇAY, regardant sortir madame Chopillard. Quelle port de reine! Il est fâcheux, en vérité. Que l'âge ait mis bon ordre à sa postérité. La Chopillard ferait souche de noble engeance, El de petits marquis enrichirait la France.

LE crieur, au milieu de la foule qui est très agitée. Trois mille sept!

DEHORN, entrant en désordre par la porte du fond. Encor!.. cette voix me poursuit !

BL.iNÇAY.

Ah! le voilà!

DËiiORN, tremblant, accablé sur un siège, à droite dx public.

Que faire?., où fuir?

LE CRIEUR

Trois mille huit!

DEHORN.

Toujours, toujours la haus&e..! espérance inutile!

BLANÇAY, à part.

Allons, il est à moi maintenant !

LE CRIEUR

Quatre mille !

DEHORN.

Blançay, tout est perdu !

BLANÇAY.

Tout peut se réparer.

LA RUE QUINCAMPOIX

DEIIORN.

te sort m'accable !

Et moi je vous dis d'espérer.

j DEHORN.

^on! pour elle les pleurs, l'opprobre, l'indigence!

ils exécuteront leur horrible vengeance,

îls l'enverront mourir dans un exil lointain !..

Et rien poor l'arracher à cet affreux destin!

(// marche en proie à une violente agitation.)

Ze\a ne sera pas!.. De l'or, de l'or pour elle !

De l'or pour la sauver!.. Blançay, je me rappelle,

"^ct homme qui me plaint, dont tu parlais tantôt,

)ui m'offrait des trésors...

BLANÇAY,

Eh bien?

DEHORN.

Il me les faut!

Oui î tout pour la soustraire à ce honteux supplice! Viens, sois notre sauveur !..

BLANÇAY, à part.

Te voilà mon complice !

{Us sortent par la porte à droite du public; une vive et tumultueuse agitation se manifeste au fond dans la foule ; la cloche sonne la clôture des affaires. La toile tombe.)

FIN DU QUATRIÈME ACTE

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