J, SCENE II
ji JEANNE, LE PORTIER.
EANNE, entrant par le fond; à elle-même en entrant. Coût est prêt : aussitôt que l'aube paraîtra, "ar les soins de Rambeau la voiture attendra ; Nous partirons, et l'or, semé sur notre route, •îcartant les dangers que mon amour redoute, '^ux pièges des méchants dérobera nos pas. " {Au portier.) '|\h ! c'est vous, mon ami !... je ne vous voyais pas.
'' LE PORTIER
M'ai rempli vos désirs et ma besogne est faite, l'espère que Madame en sera satisfaite, Tout est rangé suivant ses ordres.
i JEANNE.
!|| G'esi très bien.
Il' le PORTIER.
Madame maintenant ne commande plus rion?
s JEANNE,
I Non!... mais je vais partir!., pour bien longtemps peut- ^Contonle de vos soins, je veux les reconnaître, [être... lAccepiez cette bourse, elle est à vous.
(Elle lui donne une bourse pleine d'or.)
LE PORTIER
Eh quoi !
Tant d'or!... Se peut-il?...
Oui !... je veux derrière moi Laisser quelques amis qui gardent ma mémoire.
LE PORTIER
De ce riche présent, Madame peut m'en croire. Je n'avais pas besoin pour l'aimer, la bénir !
JEANNE
Quand d'un vieux serviteur j'assure l'avenir J'accomplis le devoir que l'opulence impose.
LE PORTIER
Ainsi donc, à partir Madame se dispose?
JEANNE
Oui.
LE PORTIER
Quel chagrin !
JEANNE
Merci pour votre dévouement !
LE PORTIER
Vous n'avez pas peur, seule en cet appartement?
JEANNE
Non ! J'y viens remplacer Rambeau, mais on l'ignore. Et tout noire quartier croit qu'il l'habite encore. Allons, l'heure s'enfuit, quitions-nous!... Au revoir!
LE PORTIER
Dieu vous protégera ! Courage et bon espoir !
WVV\VV\*\V\'V\'V\'VW\W\*\V\\\\\'V'VV'\.> VVV\WV\ VV\V*VV\V\\VWV\\W\*V*'V