‹ Magasin théâtralChapitre 137 sur 1475 · PALL · texte numérisé non relu

PALL

Tout le monde avec impatience De Madame, au salon, attendait la présence. Un improvisateur, pour la fête venu, Sitôt qu'elle entrerait, sur un air très connu, Devait improviser, pour cette circonstance, Quelques jolis couplets qu'il fredonnait d'avance. Elle entre avec sa mère, et notre homme soudain Entonne à pleine voix l'air du chœur de Robin : « Vmis diligents, nous...» Mais notre belle-mère. Interrompant son chant d'un ton plein de colère : Il s'agit bien ici, dit-elle, de chanson! Elle et sa fille en pleurs traversent le salon, Et l'improvisateur, que cela déconcerte, Reste le bras en l'air et la bouche entrouverte. Il avait l'air tout sot.

DUCHEMIX.

Parbleu, je le crois bien ; Il était comme nous , il n'y comprenait rien.

PAUL

La société reste un moment interdite.

L'air troublé, furieux, Monsieur paraît ensuite. Et sans dire un seul mot, sans jeter un coup-d'œil, Il court après sa femme et madame Dorfeuil. Vous jugez du scandale: on chuchotte, on murmure; On quitte le salon; on remonte en voiture, Et l'improvisateur s'en va, tout en courroux, Improviser ailleurs les couplets faits pour nous.

OeRARD, à madame Méricour.

Dans ces tristes débats qui troublent un ménage, Un étranger toujours joue un sot personnage. Partons; ne revenons, croyez-moi, dans ce lieu Que quand la belle-mère aura jeté son feu.

MADAME MÉRICOUR.

Allons... mais ce désordre est extraordinaire.

GÉRARD

Non : dans cette maison loge une belle-mère.

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