SCÈNE XIII
Les mêmes , MURAT, puis LÉONARD et AN- TOINETTE, MURAT , un sabre à la main.
Qu'y a-t-il? .Marianne!... (Aux Provençaux.) Ah ! vous vous attaquez à une femme ! vous venez pour m'assassiner, n'est-ce pas?
MARIANNE
Fuyez ! fuyez '.
MURAT
Fuir! devant eux!
PREMIER PROVENÇAL
Allons! Tiens!...
Il va vers lui.
MURAT
Misérable!... Tu ne vois donc pas que j'ai mon sabre? [A un autre.) Laisse-la ta carabine, toi, tu me manquerais!... Ah! vous venez pour me tuer! vous devriez savoir que ce n'est pas facile !... Il y a vingt ans que je passe à travers la mitraille, à travers des armées entières. [S'avançant.) C'est moi qui tue, entendez-vous? Eh bien! le voici, le roi de Naples, seul devant vous, il ne reculera pas, et vous lui ferez place!... Malheureux! respect au soldat français échappé à la mort sur tant de champs de bataille! res; cet au roi pauvre, proscrit, et qui vous pardonne!
Il leur ordonne de s'éloigner par un geste impérieux et digne, auquel ils obéissent.
MURAT
Léonard, tu porteras ma lettre à la reine, et ensuite tu seras libre.
LÉONARD
Je me propose de redevenir simple citoyen.
MURAT
Adieu, Marianne. Embrasse-moi.
MAIUANSE.
Je ne voudrais pas vous quitter; il me semble que je ne vous reverrai plus!
MURAT
Va auprès de ton père; il est bien vieui , il ne peut t'attcndre long-temps. Adieu. [Il fait quelques pas. A Antoinette.) Vous me suivez, mon enfant?
ANTOl.NETTE.
Toujours, sirel...
Tous deux s'éloignent; Marianne, après les avoir suivis trislcnient des yeuï, rentre daus la maison avec Le»iiard.
MAGASIN 'JHKATRAL.
VVVVVV\V/VVVVVVVVX'V\VVVVVVV\V\a\V\VVVXVVV\XV\VVV\VVVVA.VVVVV\\VVVVVVV\VVVVVVVXVV«XVVVVVV\VVV\\\VVVVVVV\VVVVWVVVkVV«VVV«^^
Ea Calabre.
Bmcme tableau.
Le bord de la mer ; des rochers. Au fond, le Pizzo, où on arrive par un chemin disposé ea escalier. Un poste occupé par des soldats napolitains.