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SCÈNE X

Les Mêmes, excepté M™« DE POMPADOUR.

SAINT-GERMAIN, à part.

Femme égoïste et mobile ! digne maîtresse iTun tel prince.

LA Sl-'PÉRIECRE.

Allons, suivez-moi, fille rebelle.

BLANCHE

Ah ! monsieur de Saint-Germain!...

SAINT-GERMAIN

Madame, demeurez un moment. Monsieur le duc, vous voilà maître, vous triomphez : si je vous ai servi avec dévouement, n'emploierez-vous pas vos efforts pour me faire rendre une femme sans laquelle la vie m'est insupportable ? (Au duc. ) Je parle de Blanche... je l'aime... vous me la rendrez?

J'ensuis désolé... mais je ne puis braver encore tout le clergé pour...

SAINT-GERMAIN

Achevez... pour un homme sans consistance, sans crédit réel. Un aventurier, un parvenu, est-il digne qu'un .granrl seigneur lui tienne parole? non ; ce n'est qu'un habile bouffon de cour ; on s'amuse de lui, on s'en sert ; puis, lorsque l'instrument devient inutile, on le brise, cl l'on veut encore qnc ce soit sans éclat... mais peut-être s'est-on trompé... Si cet

limimie humilié ainsi pouvait se relever de toute sa hauteur, et parler de puissance à puissance, s'il se faisait l'organe d'un prime justement offensé?...

LE DUC

Que voulez-vous dire?

SAINT-GERMAIN, avec dignité.

Ministre du roi de France, au nom du rot d'Angleterre, je vous demande compte des intrigues du prétendant et de ses préparatifs de départ.

LE DUC

Qu'entends-je ?

SAINT-GERMAIN

Voici mes pouvoirs, et je suis instruit.

LE DUC

Que savez-vous?

Que depuis long-temps un complot est formé ici en France, à Paris, que les jésuites en sont l'ame, que leurs conciliabules se tenaient à l'ombre des cloîtres, au parloir de madame la supérieure.

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