ACTE II, SCÈNE VI
U. V4>DF.nK FILS.
Qui donc?
M. VANDERK PÈRE.
Votre tante , ma propre sœur ; elle devrait être arrivée ; c'est en vain que je l'ai établie honorablement : elle est veuve à présent et sans enfant-i ; elle jouit de tons les revenus des biens que je vous ai achetés , je l'ai comblée de tout Ce que j'ai cru devoir satisfaire ses voeux : cependant elle ne me pardonnera jamais l'état que j'ai pris ; et lorsque mes dons ne profanent pas ses mains, le nom de frère profanerait ses lèvres: elle est cependant la meilleure de toutes les femmes ; mais voilà comme un honneur de préjufjé étouffe les sentiments de la nature et de la reconnaissance.
M. VANDERK FILS.
Mais, mon père à votre place, je ne lui pardonnerais jamais.
M. VA^DERK PÈRE.
Pourquoi? Elle est ainsi, mon fils; c'est une faiblesse en elle, c est de l'honneur mal entendu, itiais c'est toujours de l'honneur.
M. VANOERK FILS.
Vous ne m'aviez jamais parlé de cette tante.
M. VANOERK PÈRE.
Ce silence entrait dans mon svstème à votre ^gard ; elle vii dans le fond du Rerri ; elle n'y soutient qu'avec trop de hauteur le nom de nos ancêtres; et I idée de noblesse est si forte en elle, que je ne lui aurais pas persuadé de venir au hiaiiage de votre sœur, si je ne lui avais écrit qu'elle épouse un homme de qualité ; encore al-elle mis des conditions singulières.
M. VANDERK FILS.
Des conditions !
M. VASBF.RK PERE.
" Mon cher frère, m'éciit-elle, j'irai ; mais ne serait- il pas mieux que je ne passasse que pour une parente éloignée de votre feuin)e, |)our une protectrice de la famille?» Klle .ippuie cela de tous les mauvais raisonnements qui... J'entends Une voiture.
M. VANDERK FILS.
Je vais voir.
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