‹ Magasin théâtralChapitre 275 sur 1475 · II. VANDERK PÈRE · texte numérisé non relu

II. VANDERK PÈRE

Comment! est-il possible que cette affaire...

M. DESPARVILLE PÈRE.

Bien, bien, morbleu ! bien. Je vais vous raconter.

M. DESPARVILLE FILS.

Mon père, permettez-moi de parler.

.M. TAMDERK FILS.

Qu'allez-vous dire ?

M. DESPARVILLE FILS.

Souffrez de moi cette vengeance.

Vengez-vous donc.

M. DESPARVILLE FILS-

Le récit serait trop court si vous le faisiez, monsieur; et à présent votre honneur et le mien... Il me paraît, n)onsieur, que vous étiez aussi instruit que mon père l'était. Mais voici ce que vous ne saviez pas. Nous nous sommes rencontrés; j'ai couru sur lui : j'ai tiré; il a foncé sur moi , il m'a dit : « Je tire en l'air ; » il l'a fait. « Ecoutez, m'a-t-il dit en me serrant la botte, j'ai cru hier que vous insultiez mon père, en parlant des négociants. Je vous ai insulté : l'ai senti que j'avais tort; je vous en fais mes excuses. N'êtes- vous pas content? Eloignezvous, et recommençons.» Je ne puis, monsieur, vous exprimer ce qui s'est passé en moi ; je me Suis précipité de mon cheval : il en a fait autant, et nous nous sommes embrassés. J'ai rencontré mon père, lui à qui, pendant ce tempslà, vous rendiez le plus important service. Ah' monsieur !

M. DESPARVILLE PERE.

Eh ! vous le saviez , morbleu ! et je parie que ces trois coups frappés à la porte... Quel homme êtes -VOUS? Et vous m'obligiez pendant ce temps-là! moi, je suis ferme, je suis honnête; mais en pareille occasion , à votre place, j'aurais envoyé le baron Desparville à tous les diables.

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