‹ Magasin théâtralChapitre 295 sur 1475 · LISETTE, PASQUIN · texte numérisé non relu

LISETTE, PASQUIN

PASQUIN

Madame, il dit que je ne m'impatiente pas; il en parle bien à son aise, le bonhomme 1

LISETTE

J'ai de la peine à croire qu'il vous en cortte tant d'attendre , monsieur : c'est par galanterie que vous faites l'impatient. A peine êtes-vous arrivé ! votre amour ne saurait être bien fort; ce n'est tout au plus qu'un amour naissant.

PASQUIN

Vous vous trompez, prodige de mes jours ! un amour de votre façon ne reste pas long-temps au berceau : votre premier coup d'oeil a fait naître le mien, le second lui a donné des forces, et le troisième l'a rendu grand garçon. Tâchons de l'établir au plus vite; ayez soin de lui , puisque vous êtes sa mère.

LISETTE

Trouvez-vous qu'on le maltraite? Est-il si abandonné?

En attendant qu'il soit pourvu, donnez-lui seulement votre belle main blanche pour l'amuser un peu,

LISETTE

Tenez donc, petit importun, puisqu'on ne saurait avoir la paix qu'en vous amusant.

PASQUIN, lui baisant la main. ,

Cher joujou de mon ame ! cela me réjouit comme du vin délicieux. Quel dommage de n'en avoir que roquille!

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