‹ Magasin théâtralChapitre 360 sur 1475 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

ne vous permettez aucune ccinjeelure sur les personnes qui habitent ihùtel.

MOTrs.

Cela est vrai.

SAINT-LEGER

Faites-moi donc le plaisir de me dire ce que vous pensez de celte jeune dame arrivée hier.

MOTUS

Monsieur, je crois que c'est une femme mariée... une veuve, ou... une demoiselle.

SAINT-LEGER

Ah!

MOTUS

Elle se fait appeler madame de Valbelle ; mais ce n'est point une raison pour ne pas être... veuve de Valbelle, ou... mademoiselle de Valbelle, ou... toute autre chose. Elle est fort bien ; je l'ai vue, quoiqu'elle ne sorte jamais sans son voile... Elle a un air de décence, de noblesse même... mais nous savons qu'on prend cet air-là quand on veut. Elle soupire le matin , dîne en ville, et va le soir au bal de l'Opéra.

SAINT-LEGER

Pauvre petit Ernest!... (Il lire de sa poctie la letire d'Ernesl. ) Voyons donc sa lettre. Trois pages!... Voilà de quoi tuer une Parisienne. Allons, courage.

(Il parcourt la leUre sans écouter M. MoUis.) MOTUS.

C'est peut-être une de ces dames de province , venant régulièrement à Paris dépenser , en trois mois, les trois quarts du revenu de leur bon mari, qui , pour se consoler, va chaque soir, dans les sociétés de sa petite ville, pour avoir le plaisir de dire : « Je crois que madame une telle , mon » épouse . est à présent à l'Opéra , aux Français » ou à Fcydeau. »

OâOOOOOOOOOOOOOOOOOOâOOOOOOOCCSOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

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