SCÈNE XXII
ERNEST, LISETTE , SAINT-LEGER ; FRON- TIN, dans le fond, examinant tout.
SAINT-LEGER, prenant la main de Lisette, et passant son bras autour de sa taille.
Et puis on lui prend la main , on lui passe le bras autour de la taille, et on lui dit : «D'honneur, » Lisette, je veux mourir si, depuis que j'ai vu ce • joli minois-là, je n'ai pas peur de n'être plus » amoureux de ta maîtresse... » Et on embrasse.
ERNEST
Je no veux pas dire cela; mais je veux bien embrasser. (A Lisette.) Si mademoiselle...
LISETTE
Volontiers, monsieur. (A part, après qu'Ernest l'a embrassée.) Comme c'est doux , un baiser de l'innocence !
LE MARI ET L'AMANT
SAINT-LEGER
Te voilà séduite?
LISETTE
Oui, moi ; mais ma maîtresse ne l'est point encore. J'ai de l'empire sur elle ; je vais la décider j me permettre de vous confier tous ses secrets.
SAIjVT-LEGER.
Va, mon enfant. (Moitié à part.) Va imaginer îvec ta maîtresse les petits secrets qu'on doit nous révéler.
LISETTE
La disposer à vous accorder une entrevue.
SAINT-LEGEK.
Oui , un rendez-vous, même ; c'est sans conséquence ; tu vois bien qu'il n'y a pas de danger.
LISETTE
Votre servante, monsieur Ernest.
ERNEST, saluant.
Je suis votre serviteur. Parlez pour moi, parez pour moi, mademoiselle...
(Lisette rentre.)
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