SCÈNE XXXVII
LISETTE , M^e DE SAINT-LEGER , SAINT- LEGER , ERNEST, FRONTIN.
M^ie pE SAINT -LEGER, à Ernest.
Pardonnez-moi d'avoir encouragé un sentiment
qui appartient tout entier à un autre. J'ai voulu voir comment monsieur formait ses élèves. Je vous rends à la petite cousine. (A Saint-Léger.) Quant à vous , mon ami , je compte sur votre indulgence pour excusor la première démarche que je me suis permise sans votre aveu ; vous en avez vousmême expliqué le motif. Inquiète de vous , je suis venue ici incognito, pour vous épier, vous surprendre. Me le pardonnez-vous?
SAINT-LEGER
Oui, nous ne nous quitterons plus; mais nous ne passerons que trois mois au château de votre oncle : je suis brouillé avec le boston.
FRONTIN
Monsieur me permellra-t-il d'épouser Lisette ?
LISETTE
Toi, ou un autre ; monsieur a dit que c'est égal.
SAINT-LEGER
Oui, mariez-vous, songez que l'amour... la constance... (A part.) Ne moralisons plus , car je me sens d'un gauche... (Haut à sa femme.) Venez, ma chère amie.
ERNEST , à lui-même.
Courons écrire à ma petite cousine que je l'adore.
FIN DE : LE MARI ET L'AMANT
Nota. Toutes les indications de droite et de gauche doivent être prises relativement aux spectateurs. Les personnages sont placés en tête de chaque scène comme ils doivent l'être au tliéàtre.
Imprimerie de Boulé et C«, rue Coq-Héron, 3.
DON JUAN D'AUTRICHE
ou