SCÈNE IV
Doua FLORIiNDE, dos JUAN.
DO» JUAN
Parlez, duna Florinde; parlez , je vous en cor,jurr.
DONA FI.OniSDE.
Cette lettre que je viens d'écrire, elle est pour vnu*.
DON JL'AK.
Pour moi!
DO?i.\ FLOHIKDF..
Elle contient un secret que je ne me son» pas la force de vous dire. La voilà ; prenez.
DON JUAN
Votre main tremble en me la présentant.
DONA FI.ORINDE.
C'est malgré moi. Mais, puisque je ne puis vous cacher mon émotion , je vais vous quitte.'-. Ma présence lessemblerait à une prière, et j'en rougirais. Que l'idée de me causer une bien amère douleur ne fasse point violence h vos sentiments. Ce que je crains, je saurai le supporter. Ayez confiance dans mon courage.
Vous êtes libre, don Juan, comprenez-le bien, loul-.î-fait bbic; prononcez donc : je ne veux de voui ni grâce, ni pitié.
DON i\\\y.
Quel langage! ma d«;cision est prise d'avance. (Voiilanl otiviir la lelice). Souffre/..
DONA FLORINDE
Non, non : quand je ne sei-ai plus là; vous lire/.... vous verrez... Si voire réponse est favorable, apportez-la-moi promptement; j'en aurai besoin. Si elle ne l'est pas, il vous serait pénible de me la faire. Quittez cette maison sans me revoir ; je reviendrai, vous n'y serez plus et je saurai mon sort. Adieu, don Juan, peut-être pour bien long-temps.
DON JUAN
Ne le croyez pas; dans un moment je suis à vos pieds.
DONA FLOniSDE.
A revoir donc bientôt ou adieu pour jamais. Ne me suivez pas !... lisez.
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