SCÈNE Xî
Dos JUAN, Dny "QUEXAD.\.
DO> JUAM,à don Çuexada.
Vive l'exactitude! eli bien, vous lavez vue? vous lui ave/ parlé? venez rempin votre rôle de père : tout est prêt.
DON QL" EXADA.
Mon rlier don Juan , j'aurais deux mots à vous dire.
DON JliAN.
Parlez, j'écouterai en marcliaut.
DOS QL'EXADA.
Non pas, s'il vous plaît. Allons de ce côté; et veuillez ni'écouter sans ljou{;(r de place.
DON JUAK.
Si je le peux; mais Iiàtez-vous.
nON QL- EXADA.
Soyez calme; votre impétuosité me déconcerte au point que je ne sais plus comment aborder la (juestion.
DON JUAN
Eh! pour être plus court, commencez par :a fin.
DON QlEXADA.
La fin ! la fin lelle ne m'embarrasse pas moin> que le commencement. C'est même la fin (nie je ciains le plus.
Parlez, au nom du ck>I !
DOS QUEXADA.
Tenez, mon ami, rendez-moi le set vice de me donner le bras pour me conduire ( liez moi , où je m'expliqueiai plus à mon aise.
DON JUAN
Cliez vous? quand tout ce que je puis faire est de me clouer à cette place pour vous entendre! Au fait, pour Dieu, au fait!
DON QtEXADA.
Eh bien ! dona Florinde... refuse de vous accorder sa maii!,<-t vous interdit p.,ur toujours sa maison: voilà le fait.
DON JUAN
Qu'est-ce que vous me dites ? elle que je quitte à l'i-.istant. On vous trompe. Cela ne peut être ; en<-ore nn coup, cela n'est pas.
DON QUliXADA.
Je vous l'affirme.
DOS JCAK.
Je ne pourrais pas le croire quand je l'enten-
Irais de sa bouche; et c'est d'elle que je viiis apprendre mon sort.
DON QlEXADA.
Arrêtez : sur mon honneur de j;entillionune , » je vous jure que rien n'est plus vr.ii.
DON JfAN.
Sur votre honneur !... mais si c'était possible, j aurais <lonc introduit ici un einienii qui eut fiit un bien indigne usag(; de ses droits prétendus...
DON QUEXADA, à part.
Voilà ce que je craignais : t'est la Hn qui commence.
DON JUAN
Vu imposteur, qui se serait joué de sa parole et «le ma crédulité...
DON QUEXADA.
Ne le supposez pas.
DOS JUAW.
Et à qui je demaniterais nn compte ses ère «le sa conilnite.
DON QUEXADA.
Ne répétez pas ce que vous venez de dire.
DON JUAN
Je le lui dirais en face, quand j'ainais affaire au plus {jrand nom de la monarchie, à la meiib lire épt'-e de toutes les Espafjnes; oui, dussê-je lui mettre la main sur l'épaule en pleine cour, «lans l'alca/ar de Tolède, j'aurai une explication avrc lui.
Par tous les saints du Paradis, vous êtes fou !
DON JUAK.
Mais avant d'en venir là, c'est avec dona Florinde que je veux en avoir une.
DON QUEXADA.
Vous n'irez pas.
DON JOAN
Rien ne pourra m'en empêcher
DON QUEXADA.
Vous n'irez pas, c'est vous perdre.
DON JUAN, avec fureur.
Il est chez elle'
DON QUEXADA.
Mon cher don Juan ! mon fils !
DON JUAN
Il est chez elle! malédiction sur lui! Vous êtes venu pour être témoin d'un mariage; vous serez témoin d'un duel.
DON QlEXADA.
Entre vous deux ?
DON JUAN
Et, dans l'embarras où je me trouve, vou$ ne refuserez pas d'être mon second ?
DON QUEXADA , hors de lui.
Ah ! c'est trop fort. Votre second , et contre lui! à mon à{;e, avec mes habitudes toutes pacifiques... c'est aussi par trop abuser delà tendresse «jueje vous porte, et je perds patience à la fin.
DON JLAN D AUTRICHE.
DON JL'AS.
Ji; VOUS laisse y rêver; inais,puis(|u'il e.>t encore ici [loiir son Miallienr, rien ne peut le sonstraiie a ma ven.|;eance.
IKIN QU^XADA.
Je n'ni |ilns qu'un parti à prendre, celui de m'en aller sans audience de congé.
( Il se dispose à sortir. )
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