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ACTE n, SCÈNK XII

sérieusement. Je ne vous empÎM lip p.i-; d'cntrei chez dona Floiinde, qui vous répétera tout nque vous venez d'apprendre ; mai- , dans 1 intérêt de votre vie, renoncez volontairement à cetto entrevue ; je vous le conseille : car , si vous passez le seuil de cette porte, il n'y a plus de pardon pour vous.

nON Jf AN , au loi.

De la pitié!

IHII.IPPE II.

Jeune homni( , vous en avez besoin : méritez-

noN JUAS.

Noble comte, je v.ns demander à dona Flotkidesi vous méritez la mienne.

SCK.NE XIFI.

PHILlPPi: U, ooN QUEXADA.

pHii.ivpt: II.

Eh bien, seigneur Quexada ?

DON QtEXAOA , iremblant.

Sire...

Le voilà donc, ce p.irf.iit cliiétien , ce dénK par excellence !

DOS QCKSABA.

j'avoue que du coté de la dévotion...

Timide comme une jeune tille !...

DOS Qt'EXADA.

Je conviens que sous le ra|>port de la liuiidité...

Que direz-vous donc pour sa justification cl pour la vôtre?

nON QCEXADA.

Je dirai... je dirai... que je ne puis rien dire; que je suis au désespoir de ma vie; que von-; me voyez anéanti de surprise et de confusion.

Et je ne le punirais pas I

* DON QCEXADA.

Quoi ! votre majesté veut descendre .i le châtier de sa main?

Êtes-vous en démence?

DOS QlJEXADA.

Sire, croyez que s'il avait su qu'il p.irlait à son roi...

S'il l'avait su , vivrait-il encorej

DON QCEXADA Votre frî-rr !

Ce sujet reluJle, cet insoU-nt b.itanl , lui, mon frère! il ne l'est pas, il ne le sera jamais. Luiméiiie vient de refuser son pardon, et vous 'l'avez plus qu'iui nioven d'fil. tenir le vôtre.

nos QL'EXaDA , à part.

Que va-t-il m'ordonner?

Je n'ai que vous ici qui connaissiez ce secret , je ne puis, je ne veux employer que vous |)Our l'ensevelir dans un éternel oubli. (S'approchant d'une table. ) Vous allez vous saisir de don Juan.

DOS QL'EXAnA.

Je ne hasarderai qu'une seule observation; c'est qu'il lui sera infiniment plus aisé de .s'emparer de moi , qu'à moi de me saisir de lui.

Des gens qui ont mesonb-es vont arriver, ou sont déjà ici pour vous porter secours, nos QCEXADA , pendant que le roi t*a«sied prèi de la table.

Que veut-il écrire?

PHILIPPE II, ëerivanl.

«Mon révérend père, recevez dans votre

« pieuse maison le jeune homme qui vous scia

"présenté par don Quexada: que, soumis à

« toute la sévérité de la rèf,le, il v soit renfernié

11 pour sji vie.

«Moi , lE P.DI.tt

nos QIEXAUA.

Pour sa vie»!

Vous conduirez don Juan an mcnastèie le plus voisin et de l'ordre le plus sévère : celui des Frères de la Passi<»n ; vous remettrez au supérieur ces trois li{jnes de ma main, et vous viendrez me rendre compte de ce ipie vous aures fait.

DON QfEXAHA.

Ah! sire, {;race p<jur un malheureux!

Si vous l^obéi^s^z pa-, ceux que je charge de vous accompawjuer ont oidre devons lainc'ii'f devant nioi ; et, (|ue vous ayez pour demeure nn cercueil , ou les (juatrc murs d'un c.ichot, vous ne reverrez pas le soleil.

n<>> QlIXUiA.

J'obéirai.

PHILIPPE II, ouvrant la porte du fond , cl s'adiesvaiU à un officier et à [dusieurs algu-izils.

Entrez, messieurs, et faites tout ce que le seigneur Quexada va vous commander en mon nom. (A Quexada.) Promptitude et discrétion , ou vous n'êtes plus de ce monde! mentende/vous ?

DOS QlEXADA.

Parfaitement.

J'avais à cœur d'être compris. Adieu !

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