‹ Magasin théâtralChapitre 453 sur 1475 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

DOM JUAN, D05 QUEXADA.

Concevez-vous ma joie? je vais la revoir.

DON QUEXADA.

Et c'est pour m'entraîner chez elle à mon insu que vous avez refusé de me suivre au palais de Médina, Ah! pour(|U(>i. ai-je promis, soleinieilemeiit promis, de ne pas vous quitter d'un mouiL'tii? Chez dona Floiinde!

DO.N JUAN

Pouvais-je vous conduire autre part?

DOS QUEXADA.

Non, vous ne le pouviez pas; depuis hier matin, il y a en vous je ne sais quoi de malencontreux qui se communique à moi , pour nous faire agir et parler tous deux , comme d'inspiration , au rebours de la prudence et du bop sens; et vous êtes dans l'ivresse encore!

DOS JUAN

Que voulez-vous? je n'ai que d'heuieux pressentiments.

DON Ql'EXADA

Alors il va nous airiver queli|ue malheur. DON JUAN , qui s'approche de la porte par où Dorothée e&t sortie.

Mais que fait-elle?

DON QUEXADA, (|ui le suit.

Vous avez beau ne pas m'écouter , il faut m'entendre ; revenir dans une maison oii il vous a plu d'introduire le comte de Sania- Fiore, qui est ptul-ttre observée, cernée par des gens à lui, où vous pouvez le reticontrer en persoime...

DON ji;an.

Que j'aie cette bonne fortune, et ma joie est au comble.

DON QUEXADA.

Dieu vous en préserve!... et moi aussi! M.iis le plus acharné de vos ennemis ne pourrair pas faire un vœu qui vous fût plus fatal. Savezvous, jeune homme, quel avenir vous jetez au hasard? Savez-vous qui vous êtes? Si vous le saviez , vous auriez un peu plus de respect pour vous-même.

DON JUAN , qui revient précipitamment

Du respect poar moi ! i« ne m'en serait ja-

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