ACTE V, SCÈJNE VIII
FRERE Ar.SÈ>E, bas au roi.
Don Philippe, c'est chose embarrassante pour une cour que de faire bon visage au passé, sans se compromettre avec le présent ; entre la reconnaissance et l'intérêt, le plus habile serait quelque peu en peine de sa personne : n'en essayons ni l'un ni l'autre. (Haut.) Je vous quitte, mon fils : la majesté qui n'est plus doit céder la place à celle qui règne.
Je n'ose insister.
DON QCEXADA , à part.
De peur que l'ombre n'éclipse le soleil.
FRÈRE ARSÈNE
Partons, dona Florinde.
DOS JCAN.
Quoi ! sire, quoi ! mon père...
DOKA FLORINDE.
Prince, nous ne nous reverron» plus en ce
monde ; mais nous resterons unis dans mei prières au Dieu de tous; je lui demanderai poui moi la résignation qui donne la force de souf frir sans se plaindre , et pour vous la gloire qui fait qu'on oublie.
DON JOAN
Vous oublier ! ah ! jamais , jamais.
FRÈRE ARSÈNE, à Philippe II.
Adieu , sire ! ( A don Juan. ) A revoir , prince ! Reste , Peblo ; te voilà de la cour : es-tu content?
PEBLO
Je le crois bien , frère Arsène ; c'est un si beau lieu, où tout le monde sourit, où l'on s'embrasse , et où l'on s'aime..
Frère ARSÈNE, lui donnant un petit coup sur la joue. Comme au couvent.
FIN DE DON JUIN D'AUTRICHE
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