‹ Magasin théâtralChapitre 508 sur 1475 · HORTENSE , DANVILLE · texte numérisé non relu

HORTENSE , DANVILLE

DANVILLE , dans le fond.

La charmante toilette! et qu'elle est bien ainsi !...

(!l s'approche.)

A me désobéir vous- êtes décidée,

Hortense , je le vois.

HOBTENSE,

Chacun a son idée ;

^Qp

cf^

La vôtre est de rester, la mienne est de sortir.

Vous n'avez nul remords?

HORTENSE

Qui , moi ! nul repentir

DANVILLE

Un reste de dépit vous rend presque hautaine.

HORTENSE

Du dépit! du dépit' dites mieux : de la haine.

DANVILLE

Ah ! c'est aller bien loin,

HORTENSE

Non, monsieur, j'ai |Jour vous.

(A part.)

Je ne m'attendais pas à le revoir si doux.

DANVILLE

J'ai long-temps réfléchi depuis notre querelle. La colère à votre âge est assez naturelle ; Mais au mien la raison doit parler sans fureur : La raison qui s'emporte a le sort de l'erreiu-. Ma justice à vos yeux tiendrait de la vengeance; Je me punirai seul , et c'est par votre absence. Goûtez un plaisir pur, puisqu'il sera permis; Allez au bal , allez , et soyons bons amis ; Voulez-vous

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