‹ Magasin théâtralChapitre 516 sur 1475 · BANVILLE, VALENTIN · texte numérisé non relu

BANVILLE, VALENTIN

I DANVILLE, s"essuyant le front.

I Te voilà, Valentin; tiens, vois, je suis en nn/{e!

Fais-moi donc souvenir que j'ai mon équipage;

; J'y pense quand je rentre, et vraiment je suis las.

i fil s'assied.)

i VALENTIN,

Vous vous fatiguez trop.

; DANVILLE

Hein! quand j'ét.iis là bas.

Que j'arrivais le soir après ma promenade. Souvent tu m'as surpris bien triste, bien maussade. Pourquoi? j'étais garçon ; j'ai ma femme aujourd'hui. I Elle est là ; loin de moi la tristesse et l'ennui !

' VALENTIN

I II me fait de la peine.

DANVILLE

I En crois-tu tes présages?

Pour ma femme et pour moi (juels chagrins! rju;' il'oia-

! ( lUe levé.) [ges '

I Pauvre fou ! grâce au ciel , tu n'as [)u m'cf frayer ;

I Je cours rejoindre Hortense, elle va m'égaver. Guéri des visions qui te tioublaient la tf'te. Sens-tu qu'un vieux rorsaire est un mauvais prophétt ^

VALENTIN

Monsieur.

Qa'est-( e '

VALENTIN

Une lettre,

DANVILLE

Ah! lionne; et tu la VALEKTis. Itiens?

De madame.

DANVILLE

(11 lit.)

Comment?q^ii'ai-je appris? va-t'en, viens. (Froidement.) Madame est donc sortie?

VALENTIN

Oui, monsieur.

DANVILLE

Et sa mère?

Oui . monsieur.

DANVILLE

Et le Duc?

VALENTIN

Oui , iDonsieur.

lUnVILLE.

La colère.

La smprise.... est-il vrai? je demeure interdit!

Laisse-moi. Se peut-il?

( 11 tombe dans un fauteuil.}

VALENTIN

Je VOUS l'avais bien dit,

Qu'un jour...

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