L.VH'EMAs, avec impatience
Est-il là?
LE GRACIEUX
Sans doute.
LAiFEMAS, s'approcliant vivement de lui.
Hé ! l'ais-nioi le voir!
Lt: (jRACuxx., avec une profonde révérence.
C'est moi.
.l'en suis fou.
LafFemas désappointe s'éloigne avec dépit , puis se rapproche faisant sonner sa bourse à l'oreille et aux yeux du Gracieux.
LAFFEMAS
Conuais-tu le son des génovinesl
LE GRACIECX.
Ail! Dieu! cette musique a des douceurs divines!
A part.
J'ai mon Didier I
Au Gracieux.
Vois-tu cette bourse ?
LE GRACIEUX
Combien ?
LAFFEMAS
Vingt génovines d'or.
LE GRACIEUX
Humpli!
LAFFEMAS, lui faisant sonner la bourse sous le nez. Veux -tu ?
LE ciiACiEU-v, lui arrachant la bourse.
Je veux bien.
D'un tou tliL-àtial , .1 I.affemas qui l'écoute avec anxiété. Monseigneur! s; ton dos portait, — bien à son centre, — Une l)osse, en grosseur égaie à ton gros ventre, Si tu laisais 1 emplir ces deux sacs de ducats, De louis, de doublons, de sequins... en ce cas...
LAFiEMAS , vivement.
Eb bien! que dirais-tu?
LE GRACIEUX, mettant la bourse dans sa poche. J'empocherais la somme, Et je dirais :
Avec une profonde révérence.
Merci , vous êtes un bon homme !
LAFFEMAS , à fart, furieux.
Peste du jeune singe!
LE GRACIEUX , à part, riant.
Au diable le vieux chat !
LAFFEMAS, « part.
Jls se sont entendus au cas qu'on le cherchât. C'est un complot tramé- Tous se tairont de même. Oh! les maudits satans d'Egypte et de Bohême!
Au Gracieux qui s'en va.
Çà, rends la bourse au moins !
LE GRACIEUX, sc retoumant , d'un ton tragique.
Pour qui me pronez-vous.
Seigneur? et l'univers, que dirait-il de nous? Vous, proposer, et moi, làire la chose infâme De vous vendre à prix d'or une tête et mou àme! Il veut sortir.
LAFFEMAS, Ic retenant.
Fort bien! mais rends l'argent.
LE GRAcitcx, toujours sw le même ton.
Je garde mon honneiu', Et je n'ai pas de compte à vous rendre, seigneur !
Il le salue et rentre dans la (jranye.