MARION, LES GARDES
LE uALLEBARDiER dc garde, à Marion.
Madame, on n'entre pas.
»ARi0iN, avançant.
Monsieui...
LE UALLEBARDIER, mettant sa hallebarde en travers de la porte.
On n'entre point.
MARION , avec dédain.
Ici contre une dame on met la lance au poing! Ailleurs, c'est pour...
LE MOUSQUETAIRE, riant, au hallebardier.
Attrape !
MARION j d'une voix ferme.
li faut, raoïL-ieur le garde.
Que je parle à l'instant au duc de Bellegaide. LE HALLEBARDIER, baissant sa hallebarde, a part. Hum! tous ces verts-galants I
MAIUON l>E 1
I,K MOlSQUETAUiE.
Madame, entiez.
Klle eulre cl s'avance d'un pas ditcriumu .
LE HALLEB.VKDiKH , à ixirt , et Itt regardant du coin de Vœil.
C'est clair !
Le bon vieux duc n'est pas si vieux qu'il en a l'air. Jadis le Roi l'eût fait mettre à la tour du Louvre Pour donner rendez-vous chez lui.
LE sio\jf,(\\:Eïk\\KM, Jaisant signe au hallebard ier de se taire.
La porte s'ouvre.
La pelile porle dorée s'ouvre. M. de Laffeuias en sort tenant à la main un rouleau de parchemin auquel pend un sceau de cire rouge à des tresses de soie .