SCENE V
CATARINA , restée seule.
Celte porte...
Elle va à la porte.
— Oh! je l'entends qui la referme au verrou !
Elle va à la fenêtre.
— Cette fenêtre...
Elle regarile.
— Oh ! que c'est haut 1
Elle tombe sur un fauteuil.
— Mourir I Oh mon Dieu 1 c'est une idée qui est bien terrible quand elle vient vous saisir ainsi tout à coup au moment où l'on ne s'y attend pas! N'avoir plus qu'une heure à vivre et se dire: Je n'ai plus qu'une heure! Oh! il faut que ces choses-là vous arrivent à vous-même pour savoir jusqu'à quel point c'est horrible ! J'ai les membres brisés. Je suis mal sur ce fauteuil.
Elle se lève.
— Mon lit me reposerait mieux, je crois. Si je pouvais avoir un instant de trêve !
Elle va à son lit.
— Un instant de repos !
Elle lire le rideau et recule avec terreur. A la place du lit il y a un billot couvert d'un drap ncùr et une hache.
— Ciel! qu'est-ce que je vois là? Oh! c'est épouvantable !
Elle referme le rideau avec un mouvement convulsif.
— Oh ! je ne veux plus voir cela ! Oh mon Dieu ! c'est pour moi, cela! Oh mon Dieu ! je suis seule avec cela ici !
Elle se traîne jusqu'au fauteuil.
— Derrière moi! c'est derrière moi! Oh! je n'ose plus tourner la tête. Grâce ! Grâce ! Ah ! vous voyez bien que ce n'est pas un rêve , et que c'est bien réel ce qui se passe ici , puisque voilà des choses là derrière le rideau !
La petite porte du fond s'ouvre. On voit paraître