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DEUXIEME PARTIE

Une chambre île nuit. Au fond, une alcôve à ritleaux avec un lit. De chaque côté de l'alcôve, une porte; celle de droite est masquée dans la tenture. Tables, nieid)les, fauteuils, sur lesquels sont épars des masques, des éventails, des ëcrins à demi ouverts, des costumes de théâtre.

SCÈlNE I.

LA TISBE, LES DEUX Guetteurs de nuit, un Page noir; CATAIWN.K, enveloppée tV un linceul, est posée sur le lit; on distingue sur sa poitrine le crucifix de cuivre.

La Tisbe prend un miroir et découvre le visage pâle de Catarina.

LA TISBE, au par/e noir.

Approche avec ton flambeau.

Elle place le miroir devant les lèvres de Catarina.

— Je suis tranquille!

Elle referme les rideaux de l'alcôve.

Aux deux {juetteurs de nuit.

— Vous êtes sûrs que personne ne nous a vus dans le trajet du palais ici ?

un DES GUETTEURS DE NUIT.

La nuit est très-noire. La ville est déserte à cette heure. Vous savez bien que nous n'avons rencontré personne, madame. Vous nous avez vus mettre le cercueil dans la fosse et le recouvrir avec la dalle. Ne craignez rien. Nous ne savons pas si cette femme est morte , mais ce qui est certain , c'est que poiu^ le monde entier elle est scellée dans la tombe. Vous pouvez en faire ce que vous voudrez.

LA TISBE.

C'est bien.

Au page noir.

— OÙ sont les habits d'homme que je t'ai dit de tenir prêts ?

LE PAGE NOIR, montrant un paquet dans l'ombre. Les voici, madame.

LA TISBE.

Et les deux chevaux que je t'ai demandés , sont-ils dans la cour?

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