‹ Magasin théâtralChapitre 777 sur 1475 · ACTE I, SCÈNE VI, m · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI, m

RONALD

En doutez-vous'.'

EDITH-

J'en doute.

RONALD

Un semblable soupçon. . .

EDITH

Silence ! on nous écoute.

Ce soir, ici, venez... II le faut! vous viendrez?

RONALD

Je ne vous comprends pas... pourquoi?

EDITH

Vous le savez.

LORN.

Que veut-elle? approchez, sire-comte. Mon frère, Ce noble chevalier, l'honneur de l'Angleterre, Par Edouard lui-même envoyé jusqu'ici, Le brave .^Egidius...

Ce nom aurait suffi.

Tous ceux dont l'âme encore est de gloire occupée, Dont le front porte un casque et le bras une épée, Ceux-là savent ce nom, et ce nom respecté Est emblème d'honneur et de fidélité.

Donnez-moi votre main, comte, voici la mienne-

d'argentine.

Ce jour est fortuné, qui près de vous m'amène. Député par mon roi, pour vous seul je bénis Le jour qui dans ces murs nous a tous réunis. Du bonheur de l'Ecosse il est l'heureux présage, Il va de nos amis retremper le courage, Et renversant l'espoir d'un vassal orgueilleux. Briser, anéantir ses projets factieux.

RONALD

Eh quoi! Bruce voudrait...

DARGENTINE.

La couronne vassale, Dont l'a dépossédé la volonté royale; Il veut la ressaisir; mais mon roi ne veut pas, Et c'est pour prévenir de nouveaux attentats... Mais pardon, je m'arrête, et l'heure est mal séante Pour charger de tels soins votre âme impatiente. Demain, dans quelques jours, nous pourrons à loisir Poursuivre un entretien qui dût plus tôt finir.

RONALD

A vos ordres, milord, Edouard d'Angleterre

Peut compter sur tous ceux qui suivent ma bannière, Et jamais les Saxons n'auront vu dans leurs rangs Des chefs plus dévoués, des soldats plus vaillants. Demain je recevrai vos lettres de créance; Comte, dans ma maison je vous garde, et d'avance, Pour nos projets futurs, mon cœur a bon espoir. Belle Edith, votre main. Venez, amis.

EDITH, bas à Ronald :

Ce soir

FIN DU PREMIER ACTE

Page 1