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SCÈNE V

LES MÊMES, LSABIÎLLE.

ISABELLE, entrant par la droite.

Je vous revois, mon frère !

BRUCE

Isabelle.

Mon frère...

Le ciel a donc entin exaucé ma prière ! Vainqueur et glorieu.x, vous régnez...

BRUCE

.le le dois A ces cœurs généreux, à leurs nobles exploits. Pourtant, plushautque tous, je dois placer un honune Qu'ils ont tous admiré, que leur franchise nomme : C'est Ronald, j'ai voulu pour payer ses hauts faits, Qu'il vînt lui-même ici vous dire nos succès, Et rassurer des cœurs i>Ieins de deuil et d'alarmes,

60 ROBERT RRlJCE.

Mais en vous racontant le destin de nos armes, Il ne vous a point dit que c'est à sa valeur... Où se car,he-t-il donc, ce modeste vainqueur? Pourquoi ne vois-je passa belle fiancée? Leur union par vous leur dut être annoncée-. Où sont-ils ?

ISABELLE

Sire, Edith est là... son cœur troublé Du bonheur qui l'attend, interdit, accablé, A peine revenu de son inquiétude, A pour se recueillir, cherché la solitude- Elle sait qu'aujourd'hui votre royale main Veut d'elle et de Ronald enchaîner le destin. Et malgré les projets d'une affreuse vengeance- •■

scÈNi: vx.

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