I.ORN
Il est mort.
EDITH
Ah!
BRUCE
Toi ! toi :
Avoir tué Ronald loyalement !
LORrs-
Oui, moi.
BRUCE
Tu mens !
LORN.
Ma bouche a dit la vérité.
DUNVEGAN.
Parjure....
LORN-
Chevalier, vous allez regretter cette injure...
ISABELLE
Assassin de Ronald-. ■
LORN.
Inutiles clameurs. ..
TOUS
Son crime le poursuit.
BRUCE
Tu pâlis.
LORN, montrant sa poitrine ensanglantée.
Non... je meurs!
Ronald m'avait trahi... j'avais juré sa perte... 11 est mort... mais pour moi sa tombe s'est ouverte... J'y descendrai vengé., sans regrets... sans remords...
EDITH
Oh! ciel ! c'en est donc fait! tous deux, tous deux sont morts!... Me voici donc, hélas ! pauvre âme solitaire, Pleurant mon fiancé... te pardonnant, mon frère !... Malgré les coups affreux dont tu perças mon cœur. . Me voilà seule au monde...
ISABELLE
11 te reste une sœur.
EDITH
Ah ! je n'ai pins que toi...
BRUCE
Vous m'oubliez, niydanie.
EDITH
Ah ! sire, pardonnez au trouble de mon âme... J'ai dit à l'espérance un éternel adieu. Rien ne peut désormais me consoler...
LE PRIEUR, s'avançant.
Et Dieu !
Qu'au pied de ses autels son amour vous rassemble. Sur ceux qui ne sont plus vous pleurerez ensemble. Partez, sire... suivez vos destins glorieux. Dieu les appelle.
[Edith , soutenue par Edith, marche avec elle jusqu'aux degrén qui conduisent au sanctuaire.
BRUCE
Allez, cœurs souffrants et pieux.
Vous deviez rayonner sur ce monde où nous sommes... Les caprices du sort et la fureur des hommes Vous ont donné le cloître au lieu de ses splendeurs : Puissiez-vous y trouver l'oubli de vos douleurs! Et nous, guerriers, s'il faut revoler aux alarmes, Deux anges sont ici qui prieront pour nos armes.
FIN
l'oissy. — G. Olivier, imprimerie française et étrangère.
AtTl III, SrFNK XV
LE MARI A LA CAMPAGNE
COMÉDIK EN TROIS ACTKS
Jpûr MM. 6ogarî) et 3ulfi^ be iUotllg,
RRVRKSENTFK J'OUR LA PKEMIKRK FOIS, ,V PAKIS . SUR t.E THÉATRK-rRAN<.àlS , I.E I.U.NDl 3 JUIN' 1844.
PERSONNAGES
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