SCÈNE XIII
Les MÊMES, CÉSAR*.
CÉSAR , à la cantonade. Par ici ! attendez... (Entrant.) Pardon, mesdames, c'est mon léger bagage qui me suit... (Bas, àPau- Une.) £h bien, monsieur Edmond est rappelé? ( Haut.) Ah 1 Colombet veux-tu m'indiquer mon appartement?...
COLOMBET. Hein? ah! oui... Ton appartement .. c'est que je suis occupé là... avec ma sœur à préparer le reversi...
ctSAi. Ne te dérange pas, mon ami!'...
(A Ur$ule.) Je prierai madame de donner des ordre»...
URSULE. Monsieur...
M"» D'AIGUEPERSE. Pardon , monsieur...
c'est moi...
CÉSAR. Qui voulez prendre cette peine, madame... je ne souffrirai pas...
M"' D'AIGUEPERSE. C'est moi qui aurai l'honneur de vous répondre.
COLOMBET, à part. Pauvre garçon !...
PAULINE , s' essuyant les yeux. Pauvre Edmond!...
' Pauline, Colombet, CëMr,llM4'Atg<ie^e«» *?<<akb
MAGASIN THKATRAL.
m"" d'aigueperse. Monsieur, nion gendre est désolé d'une petite difficulté qu'il ignorait... et qui s'oppose au désir bien naturel et que nous partagions assurément de vous niïrir un appartement convenable.
. CÉSAR. Oh ! la moindre petite chambre.
M"" d'aigueperse. Il n'y en a qu'une... Vous savez... à Paris, on est logea l'étroit...
CÉSAR. Mais il ne m'en faut pas davantage... le plaisir d'être au milieu de vous... près de ce cher Colombet!...
M"' d'aigueperse. Et voilà ce qui désole mon gendre... Cette chambre qu'il croyait libre...
URSULE. Que nous croyions libre...
césar. Elle ne l'est pas!...
M°" d'aigueperse. N'est-ce pas, mon gendre?...
colombet. Plaît-il , belle maman ? Ah ! mon Dieu, oui... mon cher César... je croyais... et il paraît...
Il retourne à la table et s'occupe à ranger.
PAULINE, à part. Comme ils mentent tous!
césar. Ah ! mais alors, je ne vois pas ce que je puis faire...
M""* d'aigueperse. Ce que vous pouvez faire ?... [A part.) Il paraît qu'il ne comprend rien, ce monsieur.. .
césar . Si vous n'aviez qu'une chambre à m'offrir...
URSULE. Qui n'est pas libre...
césar. Je n'ai plus qu'à retourner à mon hôtel. ..
M"* d'aigueperse. C'est ce que je pensais... avec un regret bien vif.
CÉSAR. Madame ! c'est trop de bonté ! ( A part.) Je voulais faire rentrer l'autre... l'amoureux... et c'f'st moi qu'elle meta la porte. (Haut.) Au fait, je ne vois pas d'autre parti à prendre... et si c'est l'avis du maître de la cnaison... de mon ami Colombet... car c'est •ui qui est le maître de la maison !. ..
M"'^ d'aigueperse. Sans doute!... Je ne me mêle point des affaires de mes enfants... de mon gendre, surtout... Il n'y a ici qu'une volonté, c'est la sienne, et c'est sa volonté que je vous transmets. N'est-ce pas, mon gendre?
COLOMBET. Oui, oui, belle maman!...
Puis, mon ami, nous nous verrons... Tu viendras... souvent!...
URSULE. Au retour de mon mari...
M"' d'aiguep, RSE. Qui s'absente de Paris... aujourd'hui même... dans un quart d'heure... et en son absence...
CÉSAR. Ces dames ne reçoivent personne !
M""' d'aigueperse. Vous comprenez 1
CÉSAR. Parfaitement!
M™* d'aigueperse , à part. C'est bien heur«^ux !
URSULE. Ah! monsieur Mathieu!...