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SCÈNE XVII

JUSTINE, COLOMBET, URSULE, M-"" D'AIGUEPERSE, M""' DE NO- HAN, CÉSAR, EDMOND.

M"»* d'aigu t PERSE, à Justine. Ne prévenez personne... Je pars.. .

EDMOND. Madame d'Aigueperse...

COLOMBET, à pur t. Je suis mort...

JUSTINE. Mais, madame, ce sont des calomnies de cette vieille dame 1

M"'* D'AIGUEPERSE . Laissez moi. . . ( Venant à Ursule.) Ma Dlle. .. venez... nous troublons des plaisirs, une fête, et ce que je viens d'apprendre... Ah! mon gendre!...

JUSTINE, à part. Son gendre!

COLOMBET, à part. Je ne pouvais pas l'échapper...

M"'* D'AIGUEPERSE. Mon gendre à Paris.. . Ici!...

COLOMBET. Moi-même, ma chère bellemère... moi-même. {A part.) Pas moyen de nier, quand on se trouve face à face.

M"* D'AIGUEPERSE. M'cxpliquerez-vous?

COLOMBET. Oh! rien de plus facile. . , Je passais... en passant.. . Enfin , vous comprenez. ..

URSULE. Oui, ma mère, oui... comme nous venions de nous arrêter chez madame, mon mari. .. a reconnu notre voiture... et il a voulu nous offrir son bras.

JUSTINE. Son maril...

COLOMBET, vivement. Voilà !

CÉSAR, à part. Eh bien ! elle ne ment pas mal.

LE MARI A LA CAMPAGI^E

M"* d'aigueperse. Vous êtes bien émue , ma fille !

CÉSAR. Ah! madame!

M'"' d'aiguepi rse. Que vois-je!.,. monsi«iur.. {( tsar la su lue.) Monsieur Ediiiuiidl c'est juste 1... un diuiscur !.,.

EDMO^D. Oui, madame, je venais .. Trop heureux... {A fa> t.) Je ne sais que dire...

CÉSAR, bas. Foliron !...

M"" D'AiGUEPtRSE. La rencontre est heureuse.. et mon gendre. ..

COLOMBE 1". Oh ! n)(»i... jp suis monté tout naturellement... à la première vue, cela peut paraître extraordinaire... mais à la fin tout s'explique... Et j'ose espérer que madame voudra bien me pardor)ner.

M"" DE NOHAN. Quoi donc?... une circonstance qui m'a procuré le plaisir de revoir ma chère Lrsule et de connaître son mari!... [iias,à César.) Ah 1 monsieur, que c'est mal de nj'avoir caché...

M™* D'AiGUtPERSE. Mon geudrc, partons,

et ne dérangeons pas plus longtemps madame, que son bal réclame!... En carême!...

M"" DE NOHAN. Madame, vous oubliez voire bourse et nos offrandes... que le maiheur ne refusera pas ! . ..

CÉ.sAR, y mettant une pièce d'or. Y compris la mienne!... monsieur Edmond. .

EDMOND. Certninenient.. La mienne aussi... delà portera bonheur peut êire. ..

CÉSAR , les regardant tous. A tout le monde !..

COLO.MBET, à part. Je reviens dans un instant et je saurai...

URSULE. Monsieur Colombet...

m'"*d'aigueperesse. Mon gendre!., donnez le bras à votre femme.

M'"*= DE NOHAN, bas à César. Restez !...

Justine donne en souriant le chapeau à Colomhel, que sa femme emmène. César regarde M"»* de Nohan, qui paraît irès-émue ; il lui baise la main. Edmond salue M""» d'Aigueperse , qui les regarde d'un air de dédain. L« rideau tombe.

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