PAULINE, M""^ DUBREUIL
PAULINE
Ma mère, qu'ai-je appris?
MADAME DUBREUIL
Qu'est-ce donc qui t'agite?
PAULINE
Au-devant de mon père, ah! menez-moi bien vite.
MAUAME DUBREUIL.
Explique-toi.
PAULINE
J'ai su par monsieur Duvernoi Qu'on a dit bien du mal et de vous et de moi.
MAD.WIE DUBREUIL
Je le sais.
PAULINE
Savez-vous que Duvernoi s'afHige?
A partir de Paris dans ce jour on l'oblige , Et contre nous son père, en secret irrité. Veut rompre pour jamais cet hymen projeté. Il dit qu'à son honneur cet hymen est conlraiie, 11 dit que votre fille est coquette et légère.
MADAME DUBREUIL, sérieusement, avec l'intenlion
d'éprouver sa fille.
.Te suis sans doute aussi l'objet de son courroux?
PAULINE, prête à répondre, s'arrête, regarde sa mère
avec respect.
Je n'ai point retenu ce qu'il a dit de vous.
MADAME DUBREUIL
Il ne m'épargne pas.
PAULINE
Permettez donc, ma mère.
Que je puisse à l'instant en informer mon père. Il sera notre appui dans ce commun malheur.
MADAME DUBREUIL, à part.
Cachons bien que sou père en est le seul auteur.