‹ Magasin théâtralChapitre 885 sur 1475 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

FANINY, MELCOURT.

( Au lever du rideau, Fanny arransje des fleurs dans un vase ; Melcourt entre.) MELCOURT. M™^ la baronne Forestier est-elle visible ?

FAiVNY. Pas encore, monsieur ; mais cela ne tardera pas : veuillez attendre un moment.

MELCOURT. Jamais il n'y eut plus de ♦difficultés pour la voir que depuis une année qu'elle est veuve.

FAWY. Madame a fait elle-même l'éiucation de M"^ Cécile, sa fille, elle ne la quitte presque pas, et, dans cet instant encore, elle est avec elle.

MELCOURT. IMais cela ne pourra pas être toujours ainsi : le mariage de M""" Forestier avec M. Charles d'Arbel...

FANNY. Le contrat se signe aujourd'hui même, et c'est justement parce que le mariage devait se faire, parce qu'il ne laissera plus à madame la possibilité de disposer de tout son temps pour sa fille, que, pendant cette année de deuil, elle ne l'a pas quittée : aussi lYPi^ Cécile, à seize ans, a-t-elle des talens et une instruction rares!...

MELCOUiiT. Ce n'est plus un eoêsait, mais une charmante fille. . ' iqifia;

FANNY. Madame est si bonne!... que je suis sûre que c'est autant pour ne pas être distraite de l'éducation de sa fille, que par respect pour les convenances, qu'elle n'a pas voulu recevoir M Charles d'Arbel, durant tout le temps de son deuil î... mais, aujourd'hui que la consigne est levée, il est venu de bon matin, je vous assure.

MELCOURT. Je crois pardieu bien qu'il est pressé, depuis dix-sept années qu'il )ttend! . ujj ^

FANNY. Et madame avait deviiiér sa viîite, car elle était ici de bonne heure ; die avait tout préparé!... Est-ce que cet appartement ne vous rappelle rien?...

Page 1