ACTE m, SCÈNE II
ECGESL.
.le viens d'être étrillé de la bonne inanièi'e.
LEFRANC
Eh! par qui?
ErcÈNE.
Par le fils de monsieur Duvernoi.
ROSE
Ce jeune homme si doux !
EUGÈNE
Il ne l'est pas pour moi.
Viens, maraud, m'a-t-il dit, viens, sois franc, je
[l'exige.
Tu connais les propos dont Pauline s'afflige : Valcés en est l'auteur; cet homme médisant, Qui t'a donné l'esprit d'un fort mauvais plaisant, Te les a dits sans doute. Ainsi point de mystère ; La vérité peut seule apaiser ma colère. Ne vous emportez pas , ai-je dit doucement ; Monsieur Valcés parfois m'a fait son confident. Il m'a, je l'avouerai, parlé de ces deux dames : Mais pourquoi se fâcher de quelques épi.^rammes ? Pourrait-il, sans cela, montrer tout son esprit? Et ne savez-vous pas c[ue tout le monde en rit? A peine ai-je achevé la réponse fatale , Qu'aussitôt sa fureur contre moi se signale ; Et ce jeune homme enfin, me prenant au collet, A ma sincéi ité répond par un soufflet. Vous le voyez encore écrit sur ma figure.
LEFRASC.
Il a bien fait : pourquoi rire de son injure?
ROSE
Je vous l'avais bien dit, fuyez les médisants ; Voilà ce que l'on gagne avec de pareils gens.
EUGÈNE
Ce n'est pas tout encore ; il tempête, il menace, Il veut punir Valcés de cet excès d'audace , Et prétend, m'a-t-il dit, lui demander raison.
LEFRA>'C.
Ce Valcés va porter le trouble en ma maison.
EUGÈNE
Je crois qu'il vient ici.
LEFRASC.
Que faut-il que je fasse ?
Je pèse, d'un côté, les devoirs de ma place ; L'esprit et les défauts de ce monsieur Valcés M'inspirent tour-à-tour des avis opposés. Mon neveu fut battu , tout mon hôtel murmure : Mais comment accorder l'argent et la nature ? A trop d'emportement gardons de nous livrer. L'affaire est importante ; allons délibérer.
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