‹ Magasin théâtralChapitre 93 sur 1475 · ACTE m, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE II

ECGESL.

.le viens d'être étrillé de la bonne inanièi'e.

LEFRANC

Eh! par qui?

ErcÈNE.

Par le fils de monsieur Duvernoi.

ROSE

Ce jeune homme si doux !

EUGÈNE

Il ne l'est pas pour moi.

Viens, maraud, m'a-t-il dit, viens, sois franc, je

[l'exige.

Tu connais les propos dont Pauline s'afflige : Valcés en est l'auteur; cet homme médisant, Qui t'a donné l'esprit d'un fort mauvais plaisant, Te les a dits sans doute. Ainsi point de mystère ; La vérité peut seule apaiser ma colère. Ne vous emportez pas , ai-je dit doucement ; Monsieur Valcés parfois m'a fait son confident. Il m'a, je l'avouerai, parlé de ces deux dames : Mais pourquoi se fâcher de quelques épi.^rammes ? Pourrait-il, sans cela, montrer tout son esprit? Et ne savez-vous pas c[ue tout le monde en rit? A peine ai-je achevé la réponse fatale , Qu'aussitôt sa fureur contre moi se signale ; Et ce jeune homme enfin, me prenant au collet, A ma sincéi ité répond par un soufflet. Vous le voyez encore écrit sur ma figure.

LEFRASC.

Il a bien fait : pourquoi rire de son injure?

ROSE

Je vous l'avais bien dit, fuyez les médisants ; Voilà ce que l'on gagne avec de pareils gens.

EUGÈNE

Ce n'est pas tout encore ; il tempête, il menace, Il veut punir Valcés de cet excès d'audace , Et prétend, m'a-t-il dit, lui demander raison.

LEFRA>'C.

Ce Valcés va porter le trouble en ma maison.

EUGÈNE

Je crois qu'il vient ici.

LEFRASC.

Que faut-il que je fasse ?

Je pèse, d'un côté, les devoirs de ma place ; L'esprit et les défauts de ce monsieur Valcés M'inspirent tour-à-tour des avis opposés. Mon neveu fut battu , tout mon hôtel murmure : Mais comment accorder l'argent et la nature ? A trop d'emportement gardons de nous livrer. L'affaire est importante ; allons délibérer.

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