LOUISE , CLÉRAMBEAU , HECTOR , EMME- RIC, M. DE SAINT-GERAN
LOUISE, au moment de la sortie d'Aline se lève de la table, s'approche de Clérambeau, et lui glisse dans la main la lettre qu'elle vient d'écrire. Lisez, Monsieur.
Ah ! grand Dieu '
(Louise s'éloigne de lui.) HECTOR, s'en rappnicliant vivement.
Comment?
M. DE SAIN r-GERAN, qui est à l'extrême droite, se retournant en ce moment vers Clérambeau et Hector.
Qu'y a-t-il ?
CLÉRAMBEAU, troublé.
Une lettre!..
M. DE SAINT-GERAN.
Qui arrive donc à l'instant ?
CLÉRAMBEAU, troublé, et montrant Hector qui est près de lui.
Oui... oui... c'est Ballandard qui vient de l'apporter.
HECTOR, à part.
Encore moi!..
M. DE SAINT-GERAN, s'avànçant.
Une lettre d'elle... Voyons?
HECTOR, qui est entre eux deux et étendant la main.
J'ai ordre de ne la laisser voir qu'à Monsieur...
CLÉRAMBEAU.
C'est vrai!..
M. DE SAINT-GERAN.
Alors... lisez-nous donc?
LOUISE, avec dignité.
Oui, Monsieur, lisez... lisez tout haut. CLÉRAMBEAU, lisant a cc émotion.
« Je vous supplie. Monsieur, de donner vo- "tre fille en mariage ;i M, Emnieric d'Albret, ->oar entre lui et moi tout est lini a jamais, je •> vous le jure, et si vous pouviez en douter, cette "lettre d'où dépendent mon bonheur et ma vie, "VOUS est un sûr garant de ma parole. » Et c'est signé...
HECTOR et EMMERIC.
Est-il possible?..
CLÉRAMBEAU.
Signé en toutes lettres.
M. DE SAINT-GERAN, passant près de Clérambeau, et d'un air d'approbation.
Eh bien!., cette femme-là... malgré tous ses toits...
CLÉRAMBEAU, s'empressant de l'interrompre.
N'est-ce pas? (Avec chaleur, et frappant sur la îeil'e qu'il vient de reployer.) C'est bien!., c'est très bien!..
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