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ACTE Ilï, SCÈNE \I

Pour mieux venger l'huiineur de sa Hlle chérie, Il exposerait tout, son Lien, son sang, sa vie.

DUBREUIL

Sans doute.

DXJVERXOIS FILS.

Cet aveu qui part de votre cœur.

Que dicte la nature, et qu'impose l'honneur.

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Et voici le moment que j ai tant attendu.

Oui, celle qu'aujourd'hui tu choisis pour victime

Me'rite son amour, mérite mon estime;

Et ce qui va hicntôt augmenter ta douleur,

C'est que ses droits sacrés sont bien chers à ton cœur.

Tu la chéris ; elle est l'espoir de ta famille.

mjBREUIL.

Vous prouve tout le mal qu'un médisant peut faire O ciel ! je la connais :

Lorsque sans la connaître il outrage une mère, Qu'il expose sa fille à des soupçons jaloux. Eh ! comment se fait-il qu'un père, qu'un époux, Méconnaisse à ce point un titre qui l'honore?

DDVEn>OI PÈRE.

Mon fds, un ton plus doux.

DCVERSOI FILS, se contraignant.

J'ai de madame Laure Appris des bi-uits affreux qui blessent son honneur. C'est vous quel'on soupçonne ; en êtes-vous l'auteur? Est-ce vous dont les soins ont abusé mon père. Et qui lui font haïr celle qui m'est si chère? Répondez, est-ce vous?

DCRRECIL.

Quels sont vos droits ici Et pour m'interroger et m'accuser ainsi?

DUVERKOI FILS, avec chaleur.

Mes droits! ils sont sacrés : quand sa fille chérie Ne serait pas l'objet qui m'attache à la vie, J'aurais encor le droit de venger ses vertus. Les vertus sans défense ont un titre de plus. Une femme innocenle, une femme outragée, Par un Français toujours a droit d'être vengée. Piépondez,ou je prends, dans mes justes transports, Ce silence suspect pour l'aveu de vos torts.

il a raison; pourquoi lui cacher ce mystère? Toi seul m'en as parlé, tu ne saurais le taire.

DUVERNOI FILS.

(Bas, à Dubreuii.) C'en est assez. Monsieur, je sors, et vous attend.

DUVERNOI PÈRE.

Que dites-vous, mon fils? Demeurez.

DUBREIIL.

Imprudent!

nrVERNOI PÈRE, à son fils, qui va pour sortir.

Restez'.

DUVERNOI FILS.

Je ne saurais oublier cette offense.

Mon père, ce cruel outragea l'innocence...

DCBREUIL.

L'innocence! Apprenez...

DCVERNOl PÈRE.

o ciel ! n'achève pas...

Quels funestes effets vont suivre ces débats ! En frémissant tous deux vous ;dlez les connaître. (A Dubreuii.)

Tremble, la vérité dans son jour va paraître. Malheureux! par un mot tu seras confondu,

• Duvernoi (ils, Duveraoi père, Dubreuii.

nVVERSOI PÈRE.

Imprudent ! c'est ta fille.

DUVERNOI FILS.

.Sa fille!...

DCBRECIL.

Se peut-il? ma Pauline en ces lieux!..

DUVERSOI PÈRE.

Oui, ses larmes bientôt couleront à tes yeux.

( Il sort. )

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