BOLINGBROKE. LA REINE
BOLIPÎGBROKE, s'approchant de la reine qui vient de se jeter dans son fauteuil à droite du spectateur. Bien, ma souveraine, très bien!
LA REINE, avec exaltation, et comme fiére de sou
courage.
N'est-ce pas ! Ils m'ont crue faible , et je ne le suis pas.
BOLINGBROKE
Nous le voyons bien !
LA REINE, avec colère.
C'est aussi tro() abuser de ma patience !
BOLIN;GBROKE.
C'est un état de choses intolérable...
LA REINE
Et qui ne peut durer.
BOLiNGBiiOKE, vivement.
C'est ce que nous disons depuis l()n;?-tempst... Parlez! .. mes amis et moi, sommes prêts à exécuter vos ordres!
LA REINE, se levant.
Mesordres.. certainement!... je vo is les donnerai! et c'est à vous, Bolingbroke, à vous que je me confie... Mais, dites-moi .. et Masham?...
BOLINGBROKE
Est toujours mon prisonnier, et nous nous occuperons de cette affaire diN que le nouveau ministère sera formé , la c!ir\mbre dissoute , et le duc de Marlborough rappelé !
LA REINE, aviT agitation.
C'est bien !... je vais donner l'ordre de lo mettre en jugement.
BOLINGBROKE, vivement.
Le maréchal ?
LA REINE
Eh! non... Masham !...
BOMNGBRORE, à part.
Toujours Masham !...
LA REINE, de même.
Et sa punition... car je veux qu'il soit puni... condamné. .. je le veux !
BOLINGBROKE, à part.
O ciel I
LA REINE
Il vouî a privé d'un parent que vous aimiez... et puis la duchesse sera rurieuse!
LE VERRE D'EAU
BOLINGBROKE, vivement.
Au contraire... elle sera enchantée !... ils sont brouillés... une guerre à mort.
I.A UF.INE , dont la colèie lonibe loul A roiip. Ah !... (D'un ton radouci.) Vous ne me disiez pas cela !
BOLlNGBitORE , à demi-voix , et riant.
Elle a découvert à n'en pouvoir douter que Masham ne l'aimait pas, qu'il ne l'avait jamais aimée... qu'il en aimait une autre !