‹ Magasin théâtralChapitre 996 sur 1475 · BOLINGBROKE. LA REINE · texte numérisé non relu

BOLINGBROKE. LA REINE

BOLIPÎGBROKE, s'approchant de la reine qui vient de se jeter dans son fauteuil à droite du spectateur. Bien, ma souveraine, très bien!

LA REINE, avec exaltation, et comme fiére de sou

courage.

N'est-ce pas ! Ils m'ont crue faible , et je ne le suis pas.

BOLINGBROKE

Nous le voyons bien !

LA REINE, avec colère.

C'est aussi tro() abuser de ma patience !

BOLIN;GBROKE.

C'est un état de choses intolérable...

LA REINE

Et qui ne peut durer.

BOLiNGBiiOKE, vivement.

C'est ce que nous disons depuis l()n;?-tempst... Parlez! .. mes amis et moi, sommes prêts à exécuter vos ordres!

LA REINE, se levant.

Mesordres.. certainement!... je vo is les donnerai! et c'est à vous, Bolingbroke, à vous que je me confie... Mais, dites-moi .. et Masham?...

BOLINGBROKE

Est toujours mon prisonnier, et nous nous occuperons de cette affaire diN que le nouveau ministère sera formé , la c!ir\mbre dissoute , et le duc de Marlborough rappelé !

LA REINE, aviT agitation.

C'est bien !... je vais donner l'ordre de lo mettre en jugement.

BOLINGBROKE, vivement.

Le maréchal ?

LA REINE

Eh! non... Masham !...

BOMNGBRORE, à part.

Toujours Masham !...

LA REINE, de même.

Et sa punition... car je veux qu'il soit puni... condamné. .. je le veux !

BOLINGBROKE, à part.

O ciel I

LA REINE

Il vouî a privé d'un parent que vous aimiez... et puis la duchesse sera rurieuse!

LE VERRE D'EAU

BOLINGBROKE, vivement.

Au contraire... elle sera enchantée !... ils sont brouillés... une guerre à mort.

I.A UF.INE , dont la colèie lonibe loul A roiip. Ah !... (D'un ton radouci.) Vous ne me disiez pas cela !

BOLlNGBitORE , à demi-voix , et riant.

Elle a découvert à n'en pouvoir douter que Masham ne l'aimait pas, qu'il ne l'avait jamais aimée... qu'il en aimait une autre !

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