SCENE Yill
KACUEiNAYE, CHAMILLY, puis JACQUES SIROIS.
CHAMILLY
Pauvre ga-çon, il me fend le cœur.
LACUENAYE.
C'est assez vous occuperde lui ; laissez-lui faire ce petit voyage, ça le calmera. Monsieur, l'heure approche, et...
CUAMILLY.
Ah ! c'est juste !
LACHENAYE
Vous êtes disposé à me suivre dans la chapelle?
CHAMILLY
A vos ordres, monsieur! Ah! pardon, je voudrais bien savoir pourtant le nom de ma prétendue: ce pauvre Lantheuil est venu m'interrompre au moment où j'allais vous le demander.
LACHENAYE
Son nom ?
CUAIdll LV.
Sans douie, c'est bien le moins.
LACHENAYE, HOUriuUl.
D'après ce que je viens d'entendre, j'hésite un peu, je l'avoue... Eh! pardieu , regardez, la voici qui va passer à l'extrémité de cette galerie, pour se rendre à la chapelle.
CHAMILLY, regardant.
Voyons donc? Ah ! mon Dieu! mais c'est M"» Marie d'Entrai^ues!
LACHCNATR.
Elle-même, qui accepie l'époux que je vais ^ui présenter.
CUAMILI.Y.
Elle m'accepte; c'est incroyable ! La baronne de Saint-Cernin, sa tante, l'accompagne.
LACHENAYE
C'est d'elle que vous allez recevoir sa main.
CHAMILLY
Marie d'EntraiguesI Permettez, monsieur do LachenajL-, permettez, je ne peu\ pas.
LACHENAYE
Vous ne pouvez pas?
CHAMILLY
Oh! épouser la bien-aimée de mon ami, pendant qu'il va la chercher en Touraine; non, non, c'est impossible !
JACQUES siRois, snivi d'arquebusiers.
Messire deLachenaye, et monsieur de Chamiliy sontattendus dans la chapelle.
LACBENAYB.
Vous l'entendez?
SIROIS.
Et avant une heure , il faut que j'aie rendicompte à monseigneur le cardinal de l'cxêcutio de ses ordres.
CHAUILLY.
Au diable ses ordres!
JACQUES SIKOIS.
Alors, monsieur de Chamiliy, à la Bastille.
LACHENAYE, à Chamiliy.
La chapelle, ou le carrefour Saint-Paul.
CHAMILLY
Marié ou pendu... oh!
Le corle'ge de la mariée a traverse' au fond ; pendant celM fin de Scène, les arquebusiers, sur un signe de Sirois, s< sont approches de Cliamilly.
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