M"^ LAGRANGE, MADELEINE
Oh ! oh ! il paraît, madame, qu'il y a du mieux, vous avez l'air de la tille de votre fils.
M"* LAGRANGE
Oui, ma bonne Madeleine, je souffre moins aujourd'hui.
MADELEINE
Allons, allons, il faut espérer que vous serez bientôt rétablie.
M'"'' LAGRANGE
André, où est-il?
MADBLKINE.
Il est sorti, madame; on est venu le deman' der.
M"« LAGRANGE
Déjà' tant pisl... oh ! le méchant, il est parti sans me le dire.
MADELEINE
Je n'ai pas voulu qu'il troublât votre sommeil.
M™*" LAGRANGE
Tuas eu tort, car si j'ai pris un peu de repos, si la journée s'annonce belle, si le soleil me réchauffe et m'égaye, il va me manquer toute la matinée un baiser de mon fils.
MADELEINE
Eh ! pardine, il vous en donnera douze de plus ce soir, et vous serez quittes... Mais moi aussi, j'ai quelque chose à vous conter.
M"C LAGHANGE.
Toi! et quoi donc?
MADELEINE
Une visite.
M""* LAGRANGE
De qui ?
MADELEINE
Une brave plantede fille.
M"'" LAGRANGE
Parle donc !
MADELEINE
Attendez, je vais faire pif, pif, et la réponse va arriver; allez, allez, deux bonheurs valent mieux qu'un.
Elle sort par la gauche.
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