SCENE PREMIERE
LÉOPOLD, seul.
Ils appellent cela une maison de correction, je Toudrais bien savoir qui s'y corrige. Des filous, des escrocs , des vagabonds , des industriels de toute sorte , venant y expier des sottises de jeunesse , et moi, au milieu de cette canaille. En vérité , c'est déshonorant pour mes principes. Ils sont là, enfermés dans de vastes salles , et à moi seul , ils permettent de me promener dans cette cour. Ici, des malfaiteurs; là, des fous, des malheureux qui ont perdu la raison , sans doute parce qu'ils avaient perdu leur argent; et vivre au milieu de tout ce monde... pendant cinq ans, sans billard, sans estaminet, sans coups crochus, sans blocs de longueur, et cela, pourquoi? pour une première soustraction dont on a long-temps accusé le petit André. Il n'y a que les multiplications qu'on ne punit pas chez nos banquiers... Allons, allons, la résignation étant la plus précieuse qualité de l'infortune , résignons-nous. Encore si la journée qu'ils m'ont faite hier devait avoir des sœurs ; bien gobergé, bien humecté, Bordeaux pur, je l'ai reconnu au passage ; ils ont besoin de moi pour une épreuve ; mais quelle épreuve ? encore s'ils pouvaient me corriger? Mais, bah! La garde meurt, elle ne se rend pas. Ah ! voici l'introducteur des ambassadeurs.
ft(W\'V\A'W\W\\V\WVW\'\\'»*WVV\'VV\VV\ WWA^WWWWWWW^WX