SCENE YL Les Mêmes, BOURIQUET
BOURIQUET, entrant en riant. Air du vaudeville des Fleurs, Ah! c'est trop drôle, trop plaisant:
Je n'ai vu de ma vie Une telle folie !
Ah I c'est trop drôle, trop plaisant ! C'est un tableau bien amusant.
VIOLENTINE.
Mais voyez un peu celte buse.
Qui vient ici nous rire au nez !
GANACHINI.
Dis-nous au moins ce qui l'amuse.
BOURIQUET.
Eb bien ! puisque vous l'ordonnez...
Il va pour parler et se met à rire.
Ab .' c'est trop drôle, etc.
VIOLENTINE.
Bouriquet, vous me manquez de respect!... [Elle veut lui donner U7i soufllcl, il passe derrière Ganachini, qui le reçoit.) Ça vous apprendra à me rire au nez.
GANACHINI, se tenant la joue.
Oui, ça m'apprendra... à nous rire au nez!
BOURIQUET.
Pardon... c'est que je viens de rencontrer votre frère Dromadairos avec ce singe que vous lui avez donné et qu'il aime tant... vous savez. Gogo qu'il habille quelquefois comme une poupée, avec des dentelles, des cachemires, de la battis te ?
GANACHINI.
C'est vrai. Dernièrement il avait mis son singe en batiste.
VIOLENTINE.
Et qu'y a-t-il de plaisant dans cette rencontre?
BOURIQUET.
C'est que le seigneur Dromadairos s'est placé dans une petite voiture, et il se fait rouler par Gogo dans tout le palais.
GANACHINI.
Il se fait rouler, ce cher beau-frère... il était digne d'inventer les omnibus!
BOURIQUET.
Tenez, le voici!
Reprise de Cuir.
Ah ! c'est trop drôle, elc.