‹ Magasin théâtralChapitre 1265 sur 1711 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Les Mêmes, BOURIQUET.

bouriquet, accourant d'un air effaré.

Seigneur! seigneur! une nouvelle terrible!

GANACHINI.

Qu'est-ce donc, Bouriquet ?

bouriquet.

Il n'y a plus de dindons au marché !

GANACHINI.

Plus de dindons!... Nous allons nous y transporter tous les deux, et tout-à-l'heure je te réponds qu'il y en aura plus d'un ! Madame, je vous laisse avec la bonhémienne.

VIOLENTINE.

C'est bien, allez; nous n'avons pas besoin de vous.

GANACHINI.

Viens, Bouriquet... Plus de dindons dans mes

LA CHOUETTE ET LA COLOMBE

états! on veut donc me forcer^d'abdiquer? ... je ne dois pas souffrir ça. Suivez-moi, gardes !

Ganacliini sort uvec Bouricjuut el les ganlcs; le singe saule sur le dos de GaDacbini et sort avec lui,

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SCEJNE X.

LA CHOUETTE, VIOLENTINE, DROMA- DAIROS.

LA. CHOUETTE

Maintenant qu'on me donne un grand fauteuil.

DROUADAIROS.

Un fau... fau... auteuil. ..

VIOLEXTINE.

Prenez le siège de mon mari; pour une magicienne il n'y a rien de trop beau.

DROMÂDAIROS.

Vous serez... joolimeat bien... il est é...élas... élastique.

LA CHOUETTE, se plaçant.

Que l'un se place à ma droite... l'autre à ma gauche, et ne bougez pas surtout... à moins que vous ne vouliez être changés en melons.

VIOLENTINE.

Ne parlons pas de melons... ça me rappelle mon époux.

DROUADAIROS.

Je ne boubou... boououge plus !

La Chouette fait des conjurations avec sa baguette, elle touclie Dromadaires et Violeutine ; le tlieâtre devieul sombre.

VIOLENTINE.

Tiens, voilà le gaz qui s'éteint.

DROUADAIROS.

On n'y voit plus du tout.

VIOLENTINE.

Je commence à avoir peur.

LA CHOUETTE

Seigneur Dromadairos, tu as vu passer un jour d'une fenêtre du palais une jeune paysanne charmante ; depuis ce temps tu l'as cherchée en vain et tu en es éperdument amoureux; voilà le motif de ta tristesse.

DROHADAIROS.

Elle a de... de... deviné I

LA CHOUETTE

Eh bien! cette jeune fille se nomme Pâquerette; elle habite une petite chaumière prés du moulin, au bord de la rivière.. . Enlève cette fille, tâche de te faire aimer d'elle, et tu deviendras aussi beau que tu es laid.

DROUADAIROS.

Ahl quel bo... bo... quel bonheur I

LA CHOUETTE

Toi, Violentine , tu as vu en songe un jeuae pâtissier qui te faisait des yeux séducteurs ; ce pâtissier existe, il se nomme Feuilleté.

VIOLENTINE.

Il existe!... dans quel climat ?

LA CHOUETTE

Empare-toi d'abord de la personne de Paque«

rette, et puis il te sera facile de découvrir le jeune pâtissier.

VIOLENTINE.

Merci, bohémienne, merci! Mon pâtissier existe... ah! quelle galette je vais lui commander I

GanacLiai rentre delà droite avec ses gardes, Bouriquct et Gogo.

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