SCENE XXL
VIOLENTINE, DROMADAIROS, Éccyers.
CHOF.UR.
Air : C'-;st^JU-on,iJOi,r ira fêle (Débardeur.)
Il faut par mer et par terre
Poursuivre nos fugitifs; Bientôt nous pourrons, j'espère, Les retrouver morts ou vifs.
Pendant le chœur, les doir.esHqnes dressent une table pour mettre le couvert.
DROMADAIROS.
Je suis fatigué de courir après cette petite paysanne...
VIOLENTINE.
Et ce saligot de pâtissier... Qu'on nous serve la collation... ici, sous ces ombrages.
CN GARDE , qui s'est approché de la baignoire. Si madame aime le homard, il y en a là un magnifique.
YIOtBNTINE.
Servez-le, nous le mettrons en salade.
On place sur la table Ganacbini cbanaé en boraarj. DROMADAIROS.
Ah I le beau poisson ' je veux avoir le plaisir de le découper.
Aie : Pécheur, parle bas'.
Sur la table, allons, qu'on le coucbe; Je vais attaquer ce poisson.
D'honneur, l'eau m'en vient à la bouche. Il fallait un fier hameçon!...
Tous allez juger mon adresse.
Vite, un coutelas ; Je veux ici le mettre en pièce.
Je prends parle bas...
Le roi des mers ne m'échappera pas .'... Fiolentine découpe le homard^ et commence à en manger avec Dromadairos, après en avoir distribué un membre à chaque personne de sa suite.
VIOLENTINE.
Ce homard-là est dur comme un âne... je suis sûre que c'est quelque vieux poisson mort de chagrin.
DROMADAIROS.
Il a un goût détestable... il sent le vieux bouc.
BOURIQUET , accourant avec les habits.
Voilà... voilà les habits bien séchés...
VIOLENTINE.
Tiens! c'est Bouriquet! Qu'est-ce que tu viens donc faire avec ces habits î
Je les rapporte au seigneur Ganacbini, que j'ai laissé se baignant, là, dans cette baignoire.
VIOLENTINE.
Dans celte baignoire!... Ah! mon Dieu! on n'y a trouvé que ce homard monstre que nous mangeons !
BOURIQUET.
Ce homard!... Ah! plus de doute, c'est mon maître ! . .. c'est votre époux que vous mangez !
VIOLENTINE.
C'est donc ça que c'était si coriace!... mais heureusement que nous n'en avons mangé qu'un peu ; nous allons rapprocher tous les morceaux.
On rapprociie lous les morccaus de horaarJ sur la table.
liienlôlGanacliinise letiouve vivant.
GANACHINI.
Aïe! aie! j'ai un rhume de cerveau.
VIOLENTINE.
Mon mari est recollé, il a éternué!
GANACHINI.
Bouriquet, embrasse-moi.
BOUBIQCET.
Ah! vous m'étranglez I
GANACUINI.
La main, mes amisl... Ah! je suis moulu!
VIOLENTINE.
Portons-le dans cette maison à deux pas d'ici, il se remettra tout-à-fait. Venez-vous, Droma-
dairos?
DROMADAIROS, regardant au fond.
Eh! mais, cette jeune laitière qui s'avance, il me semble reconnaître en elle ma fugitive... Allez toujours; si c'est Pâquerette, cette fois, elle j ne m'échappera pas.
VIOLENTINE.
Je vais vous attendre en prenant de l'absinthe; je n'ai pourtant mangé qu'une patte de homard, c'est égal, la patte de mon mari me reste sur
l'estomac.
REPRISE DU CHOEUR
II faut par mer et par terre, etc.
Violenline s'éloigne avec les e'ciiyers; Dromadairos reste en scène et se tient un peu à l'écart pour laisser entrer Pâquerette.
VV\VV\VVXVV\VW»v\\v\w%VWWVV\vv1VW\WVVWV\'VVt\VWW\WVV