NORMAL
Le colonel sait bien , mon père, que vous êtes de tous nos soldats le plus aveuglément soumis à toutes mes volontés... et vous n'êtes pas responsable d'une consigne que je vous ai donnée; moi seul...
WILFRID
Du tout, c'est moi.
AUBRAY
Tous les deux vous êtes coupables, traîtres à la république, et tous les deux vous subirez le sort que vous avez épargné à sir Georges.
Mouvement d'effroi des deux femmes.
WILFRID
Du tout, ni l'un ni l'autre... Excusez, mon colonel, et vous aussi, mon lieutenant. Sir Georges Hamilton, à peine libre, a regagné l'avant-garde de l'armée royale, qui marchait sur le château ; quant à nous, nous avions crié victoire un peu trop vite; la chance a tourné depuis une heure... et la preuve, tenez, la preuve, la voilà !
On entend à une certaine distance chanter en chœur le refrain du God sai>e.
KORVAL.
Qu'entends-je?
AUBRAY
Ce chant séditieux !
WILFRID, allant ouvrir une fenêtre.
T-çnez, regardez ; de toutes parts, nos factionnaires -jnt remplacés par d'autres. Plus personne, personne pour vous obéir, mon colonel ; et nous, mon lieutenant, nous aussi, mon cher Norval, nous sommes sauvés.
LADY HGLROSE et ARABELLE, (ivecjoie.
Sauvés 1
Le cliant se rapproche , et il est exe'cuté enGn à pleine voix et à grand orchestre. Toutes les portes du salon s'ouvrent, et sir Georges reparaît entouré de cavaliers.
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