SCÈNE VII
POIROT, LE PARRAIN, LA MARR.UNE, Ami? des deux sexes , ENFANS, Curieux, qui suivent le coricfje, SATANOR, en vieille femme, assis sur le banc.
CHOEUR
Air de Pâques-Fleuries.
Pour ce baptême Chacun accourt.
Car c'est un jour Que cbacnn aime.
A ce baptême Comme on rira!
Comme on boira !
Voici... voici Ce jour si joli.
POIROT, àla nourrice qui tient V en faut .
Tenez-le bien, nourrice, tenez-le bien I ce chei* amour, je n'ai que celui-là; ne le laissez pas tomber ; s'il me fallait encore attendre sept ans pour en avoir unautre, voyez où cela nous mènerait?... Voilà une troupe d'enfans qui me courent dans les jambes. Attendezdonc, bambins, (f/ leur jette des dragées. ) Tenez, tenez, voilà des pralines... cherchez par terre. On ne dira pas que je leur tiens la dragée haute.
LES ENFANS, Criant.
Vivent les Poirots!
SATANOR, tirant Poirot par le pan de son habit.
N'oublie? pas une pau\re femme infirme, s'il vous plaît.
POIROT
Mes enfans, vous dites, viventles Poirots! c'est bête, ça a l'air d'un mauvais calembourg... Dites vive M. Poirot, tout court.
LES ENFANS, Criant.
Vive M. Poirot tout court I
POIROT, leur jetant des dragées.
Allons, allons, c'est bien !
SATANOR, tirant encore Poirot par son habit. N'oubliez pas une pauvre femme infirme!
POIROT, se retournant de mauvaise humeur . Ahçà! n'allez-vous pas bientôt finir, la vieille? On ne peut pas faire un pas sans trouver un pauvre dans ce Paris. Éloignez-vous, je n'aime pas Icsmendians. Au diable, la vieille! au diable!
Il s'c'loignede Satanor.