CHOEUR DES BOHÉMIENS
Air (le Gidllainiic.
En avant ! les éprouves Sur chaque voyageur !...
Qu'ils nous donnent des j^ircuves
Et d'honneur
El de cœur.
LE BOHÉMIEN
Sur-le-cliamp qu'on eniliroclie Ce sluplde vieillard !
POIROT, suppliant.
Je s'ral mis à la Lroclie , Ils ni'trail'nt comme un canard.
LE BOHÉMIEN
En avant ! les épreuves , etc. , etc. , etc.
POIROT, chancelant.
Soutiens-moi, Nicodème, mon courage est à son erme, je déménage; et toi, comment vas-tu?
N'IGODÈME.
Comme vous voyez, nionsieurPoirot... Ah! je ne vous survivrai guère, je suis arrivé sur les fronlières delà vie... C'cstdommagc: si jepouvaisavoir seulement la moindre chose pour me rafraîchir.
LE BOHÉMIEN
Voilà deux œufs frais pour vous deux.
POIROT
Ohl brave bohémien! oht bohémien reconimandable!
Ils prennent chacun un œuf qu'ils frappent l'un contre l'autre ;à l'instant le feu pari ; Poirot et Nicodème effrayes les jettent au loin.
NICODÈME
Ah ! mon pauvre monsieur Poirot, c'est ici que «ous finirons! Je serais d'avis de commander nos obsèques.
POIUOT.
Le fait est, mon pauvre ami, que six mille livres de rente n'importe oii seraient plus agréables que le métier que nous faisons depuis que nous avons quitte nos Wes. Nous sommes les jouets du destin , de véi^ables jouets ! tels qu'on les fabrique en Allemagne. Je suis très-humilié de ce qui m'arrive.