SCENE II Les Mêmes, MAGLOIRE
MAGLOIRE
Je la tiens, et elle tient... Où suis-je? et que vois- je?
ALBERT
Mon pauvre Magloire!
MAGLOIRE
Mon maître, mon cher maître!... oh! dites-moi tout de suite... c'est bien ma tête, n'est-ce pas 7 on ne m'en a pas donné une autre? il me semble qu'elle est plus petite.
LA FOLIE
Rassure-toi, j'aurais eu trop de peine à trouver la pareille.
MAGLOIRE
Et mon chapeau?... c'est gentil, j'ai perdu mon chapeau, un meuble de famille superbe...
Allons, ma charmante Isabelle, chassez ces nuages de tristesse qui obscurcissent votre front, vous reverrez votre père.
ISABELLE
Il me semble que, si je pouvais lui parler, je le toucherais, je le déciderais à renoncer à ses projets; s'il ne peut venir à moi, ne puis-je aller à lui.
LA FOLIE
Gardez-vous bien de quitter cette île 1 une fois hors d'ici, vous retomberiez au pouvoir de Sara. Mais ce bruit m'annonce que mes ordres ont été exécutés, la fête va commencer.
MAGLOIRE
Faites excuse, madame la princesse, est-ce qu'on ne prend rien chez vous?
LA FOLIE
Que veux-tu?
MAGLOIRE
Un morceau sur le pouce, voilà tout; un dindon me serait fort agréable.
LA FOLIE, à un écuyer.
Donnez-lui tout ce qu'il deirandcra, ,,.■'
LES PILULES DU DIABLE
UAGLOIRE.
Commeon ne sait pas ce qui peut arriver, je vais m'en donner pour quinze jours. Magloirc sort.
LA FOLIE
Que mes gentils sujets se préparent à donner à mes botes une fête brillante.
La Folie, Isalielle cl Allierl, assis sur une estrade, re gardent la fête. Ballet. Après le hallet , le tonnerre gronde, le ciel devient couleur de feu, et Sara , e'Ieve'e sur un groupe do scrpens, se dn^sse derrière le trône de la Folie. — Mouvement gênerai.
Fin du deuxième acte.
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