‹ Magasin théâtralChapitre 1570 sur 1711 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

SOTTINEZ, sortant du cabinet où il s'est endormi.

Qui est-ce qui vient d'éternuer ?... Comme il fait noir icil... Est-ce que ma femme serait couchée?... Sarah !... charmante Sarah !... c'est ton époux qui t'appelle... Personne ne répond I... Babilasl... Rodriguez!.... Mais où sont-ils donc?... {Le fond du théâtre s'élève et laisse voir un grand transparent; en haut, l'énorme mâchoire d'îin grand diable.) Ohl mon Dieu! que vois-je là? Babilas!... {En ce moment Babilas para'it et saute dans la gueule du grand diable, qui se referme.) Seringuinos ! {Même jeu.) Rodriguez l {Rodriguez et ses alguasils sautent l'un après Vautre.) Il les avalera tous I... Épargnez au moins ma jolie Sarah ! {A ce moment Sarah cl le petit tambour sautent ensemble dans la gueule du diable.)M3i femme avec le petit tambour! ah! je veux les... c'est une horreur!... c'est une atrocité... avant la nocel... {Il saute lui-même.) Mon Dieu ! qu'est-ce qui me pousse comme ça?... où vais-je? oùcours-je?

Sottinez est entraîné ; aussitôt le théâtre change et représente l'empire de la Folie ; des Arlequins, des Pierrots, des Polichinelles, etc., remplacent les statues et les cariatides qui ornent les jardins; l'arciiitecture est composée de joyeux attributs, l'aspect de ce lieu rappelle toutes les joies des temps de folie. Albert et Isabelle sont à genoux devant Seringuinos, qui les unit; Magloire et Babilas se tiennent tendrement embrassés ; Sottinez tientSarah parlesdeux^mains pour qu'elle ne lui échappe pas ; Rodriguez et se? alguazils sont derrière Sottinez. La Folie domine ceHableau.

LA FOLIE

•Albert, je t'ai tenu parole; Seringuinos te donne Isabelle... Sarah! en échange de ton poU' voir, tu as de la jeunesse et de la beauté, et un imbécile pour mari, tu ne me dois que ^des remerciemens. Maintenant que tout le monde est heureux, je veux qu'une fête générale célèbre mon triomphe. Prenez place à mes côtés... et vous, mes sujets, amusez-nous.

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