‹ Magasin théâtralChapitre 1608 sur 1711 · LE CONSEILLER, DELMAR · texte numérisé non relu

LE CONSEILLER, DELMAR

LE CONSEILLER

Ah '.c'est VOUS, docteur!... Eh bienl depuis notre dernière entrevue rien de nouveau, n'est-ce pas?

DELMAR

Rien, monsieur le conseiller; toujours la même affluence de monde pour contempler ce malheureux jeune homme, et toujours la même ignorance sur ce qu'il peut être. Chacun le plaint, s'apitoie sur son sort, mais personne ne le reconnaît... et pourtant, les traits de son visage n'ont été nullement altérés.

LE CONSEILLER

Parbleu, je le sais bien, moi, qui ai vu le cadavre le jour où il fut trouvé au Bourget. Je l'avoue, les résultais du travail de l'artiste ont surpassé mon espoir... .j'en suis encore tout émerveillé.

DELMAR

Mais qu'ai-je appris? vous quittez Paris pour plusieurs jours, m'a-t-on assuré?

LE CHATEAU DE VERNEUIL

lE CONSEILLER.

Il est vrai, et je suis désespéré de ne pouvoir suivre cette malheureuse affaire... Je pars pour marier ma fille... un parti superbe, convenable

sous tous les rapports... Jugez-en: avant peu,

M"' d'Orbesson sera duchesse.

DELMAR

Duchesse! c'est un beau titre auquel son esprit et ses grâces lui donnent des droits incontestables. Un mariage d'inclination, peut-être?

LE CONSEILLER

Nullement; ma fille était l'héritière de son cousin ; et en mariant le cousin à la cousine tout se trouvera confondu.

DELHAR.

Je vous en félicite bien sincèrement, tout en regrettant que votre longue expérience nous abandonne dans une affaire si obscure : nous marchons dans un dédale dont vos lumières nous eussent aidé à sortir.

LE CONSEILLER

Que voulez-vous, mon cher docteur ! la tendresse paternelle passe avant tout... je ne voudrais pas laisser échapper l'occasion de faire ma fille duchesse de Verneuil.

Il sort par le perron.

W\WVVV\VV\VWVVW\1VWVV%VVVVW\.X'VW'VVV\WVV\%\WVV\VW\\VV

Page 1