SCE-NE IX
^ FAGEROLLES
Ah ça ! mais un autre que moi pourrait appeler cela une impolitesse.
MARIGXOX.
Un autre , c'est possible. (A Duval.) Pour lui , c'est une justice.
FAGEROLLES
M'expliqueras-lu , du moins...
MARiGXO.X.
Rien du tout. Quand le passé n'est flatteur pour personne , je n'aime pas à en parler.
FAGl-.nOLLES.
Bon î tu as sur le cœur la part que tu as fournie lors de la perte que j'ai faite il y a quatre ans! mais je compte te rendre bientôt cela.
MARIG.XO.X.
-Cette part, je l'ai ouiîliée il y a long-temps, et je donnerais encore autant pour que cette perte n'eut pas eu lieu.
FAGEROLLES
Douterais-tu par hasTrd de la réalité de l'accident qui m'est arrivé , de ma probité, enfiu? MARiGXox, à part.
Sa probité î (Haut.) Écoutez , je vais vous dire une bonne fois mon opinion. Perdre son propre ai-gcnt c'est une maladresse , une bêtise ; perdre l'argent d'un camai-acîe , d'un ami , c'est une faute... mais perdre l'argent de la Banque, pomnous autres. Monsieur... c'est ua crime.
FAGEROLLES
Ua crime !
MAIUG.XOX.
C'est un crime !.. voilà n'ou opinion. (!1 lui tourne le dos et cause bas avec Duval.)
FAGEROLLES, bas.
Toujours le même ! toujours de l'insulte et da mépris pour moi ! patience î je me vengerai. (Haut.) M. Marignoii, si je suis venu vous trouver, ce n'est pas pour écouter votre morale, encore moins pour vous tendre la main. Je voulais seulement vous prévenir que nous avons reçu l'ordre de reprendre les poursuites pour les douze cents francs que vous devez...
DUVAL
Que dit-il?
!\IARIGN0N.
Demain , Monsieur, reffet sera soldé.
FAGEROLLES, à part.
Demain ; aujourd'hui peut-être il apprendra le coup qui le menace.
MARIGXON.
J'irai porter moi-même les fonds à M. Delahaye.
FAGEROLLES
Ce n'est plus entre les mains de M. Dclaliaye que se trouve l'effet.
MARIGNOX,
Comment?
FAGEROLLES
Quelqu'un a payé, et c'est au nom de cette personne que je poursuis.
JIARIGXOX.
Et qui donc ?
FAGEROLLES
Qu'importe î puisque vous êtes prêt à payer.
LES GARÇONS DE UECETTE
Les Mêmes, UUUAND, Li'S Garço.ns m: