DES LUTINS, PROLOGUE
fait notre grabesoin d'indul-
ETHER
Ether fume.
FOLIET,
Oh!le Sybarite.. ..des cigarettes de jasmin, d'Héliotrope.
ETHER
Am : Tyrolienne de M""= Malibran.
A l'éternel auleur de toutes choses Je rends hommage en fumant ces fleurs-là, Car vers celui qui fit naître les roses Ce diiux encens bientôt remontera.
Se balançant. Ahl a^h' ah\
rocLEï, continuant l'appel.
Phosphoriel!... {silence.) Phosphoricl.
ETUER.
Ne sais-tu pas qu'il est en congé, en mission pour obtenir des indulgences en faveur de Miranda, notre reine.
FOLLET
Ah! c'est juste.
EMERÀUniN.
Oui> mais que peut avoir cieuse souveraine pour avoir gences... cela m'intrigue.
rOLLET.
Curieux!
ETHER
Je ne sais pas ce qui s'est passé la nuit dernière dans le palais de Miranda ; mais ce doit être quelque chose d'extraordinaire. . . A minuit, la terre a tremblé, des lumières ont apparu à toutes les fenêtres.
AZOLI.
Ta auras rêvé.
EoiYN, mystérieusement.
Non, il ne rêvait pas.
TOUS
Vraiment tout cela serait vrai...
EOLYN.
Cette nuit, à la même heure, j'étais de garde dans l'aniichambre de Miranda et j'ai entendu comme des cris de douleurs qui partaient de son appartement. . . . garde fidèle, j'allais m'élancer au secours de notre souveraine, quand un pouvoir magique a enchaîné mes pas et ma bonne volonté.
TOÏiS.
Quel mystère!
"^ e:hervudin.
Est-ce qu'il devrait en exister un pour des lutins.
ZÉPHlRîX.
C'est vrai, çà, on est lutin ou on ne l'est pas.
FOLÎ.ET.
C'est cela, pîaignez-vous; que vous manque-t-il ! Les fleurs no naissent-elles pas à votre volonté. C'est pour vous que l'abeille distille son miel !e plus exquis. . . . Les élémens eux-niêraes ne semblent-ils pas s'entendre pour éterniser sur cet île un ciel pur.
ETKER.
D'accord; mais autrefois, nous étions les rois de la terre, nous pouvions désespérer hs
amoureux, tromper les maris, séduire les jeunes filles, et maintenant il bous est défendu d'avoir une pauvre petite amourette sous peine do devenir feu-follet.
FOLLET
C'est que nous avons mérité notre sort.
Air de la permission de 10 heures.
Instans si courts De nos folles amours, Séjour charmant de nos beaux jours Mon cœur vous regrette toujours , Toujours amans Et toujours inconslans, En puissans rois, Kous donnions tous des lois.
Que de minois furent soumis Et compromis.
Que de maris Furent trahis.
A toutes les femmes Aj'S Nous commandions en souverains, On sait que les dames Aimèrent toujours les lutins.
Toujours voltigeant Aotre empire Etait grand Oa nous voyait séduire Partout Et surtout Tout !
ENSEMBLE
REPRISE
Toujours voltigeant
jS'otre empire
Etc., etc.