‹ Magasin théâtralChapitre 1709 sur 1711 · ONZIÈME TABLEAU · texte numérisé non relu

ONZIÈME TABLEAU

^ CHOEUR DE LUTinS.

" Air de Faust.

Fille du ciel ne perds pas l'espérance , ^^ur toi d'ici nous veillerons toujours. Que dans ton cœur règne la confiance, Kous sommas là pour protéger tes jours. MÏRAWDA.

Espoir , Fideline, subis, sans te plaindre, i'arrêtdeladestinée. . . ta mère veille sur toi.

PHOSPEORIEE.

Courage, ma belle fiancée, le moment apt)roche où , réunis dans le ciel, nous|serons heureux pour l'éternité.

FIDELIIVE.

Oh ! oui, j'aurai du courage !.. Je braverai ee monstre^ sa vengeance, ses tortures... mais de grâce oh ! ma mère, ne me laissez pas aans force en son pouvoir... Phosphoriel , c'est ta fiancée, c'est Fideline qu'un infâme veut flétrir... Brise le charme qui le protège, je ne demande que la force de mourir...

A ce moment tous les lutins se prosternent aux pieds de Mirands.

LES lUTLVS.

Sauvez -la, noble reine... Sauvez Fideline.

MIRANDA

Vous le voulez ? {étendant sa baguette). Dissipez-vous, songes terrestres. Dieux du sommeil éloignez vos pavots... Fideline lèvetoi...

A ce moment le fond se referme, le songe disparaît, Fideline se réveille.

FIDELINE.

OÙ suis-je ? où m'a-t-on conduite? . . ô ciel... cet affreux séjour... mais tout-à-l'heure... là... là je me rappelle... et rien... {on entend des cris dans la grotte). De ce côté, grand Dieu! lui! toujours lui! ah! que mon sort s'accomplisse.

scèot: IV.

FIDELINE, ROCAILLON, MARMOTTIN.

Gnomes de toutes espèces.

CHOEUR

Air du Frechutz, De notre grotte souterraine Nous nous empressons d'accourir Pour rendre hommage à cotte reine Que le maître Tient de choisir.

ROCAILLON.

Que vois-je? Eveillée, debout I

Ah ! [il baille). Que c'est bête !.. Pourquo' ra'avoir réveillé en sursaut ?

ROCAILLON.

Réponds, Marmottin : ce lieu n'est-il pius soumis à tes enchantemens?..

MARMOTTIN.

Tiens... c'est vrai... depuis qoe je suis ici, je me sens tout guilleret.

FIDELINE.

Tu m'as dit d'implorer mes Dieux, Rocaillon, et ce sont mes Dieux qui m'ont sauvée.

ROCAILLON.

Pas encore... car ils t'ont laissée en mon pouvoir.

FIDELINE.

Je ne te crains plus.

ROCAILLON.

Enfans , j'ai promis de vous donner une reine et c'est cette mortelle que j'ai choisie.

MARMOTTIN.

Comment, toi aussi, tu te maries?.. Je ne t'en fais pas mon compliment... j'étais bien plus heureux jadis. . . Catharina youp, youp, ne me laisse pas fermer Toeil {il baille) ah !

ROCAILLON.

Silence! {aux gnomes). Réjouissez-vous amis, et rendez hommage à votre reine.

Air de la tentation.

Gloire, honneur à la proie Que l'on jette aux enfers.

Pour nos cœars qaelU joie Elle est là dans nos fers.

Ils dansent autour de Fideline. Ronde infernale après laquelle deux gttomes apportent un autel. Cérémonie bizarre du mariage des gnomes.

ROCAILLON, étendant la main sur l'autel. Moi, Rocaillon, roi desgnomes, je jure par l'enfer de prendre cette mortelle pour épouse.

LA FILLE DU CIEL

FiDELiïiE, de même.

Et moi, je jure, par ma mère, de n'être jamais à vous.

ROCAIILO:?.

Fideline^ tu me braves. . .

FIDELISE.

Oui... je ne tremble plus maintenant, car ma mère veille sur moi î

ROCAitLOi», saisissant Fideline.

Qu'elle vienne donc te soustraire à ma puissance.

FIDELINE.

Ma mère.'., ma mère?

. ROCAIILOIY.

Prières inutiles ! personne ne répond à ta voii, personne ne viendra te secourir SCENE V.

Les Mêmes, PHOSPHORIEL, Lutiss.

Tous les lutins sortent de la grotte.

PHOSPHORIEL.

Tu te trompes Rocaillon I

A ce moment Rocaillon entraîne Fideline du côté de la

ruine.

ROCAILLOlf.

Encore lui !

PHOSPHORIEL.

Monstre, rends-nous cette jeune fille.

T.. ROCAILLOIV,

Jiis au tigre de lâcher sa proie.

«T PHOSPHORIEL.

^ous saurons bien te ravir la tienne. . . (à ceux qm l'entourent). Suivez-moi.

ROCAiLLoî^, tenant Fideline suspendue sur

- l'abîme.

I\ avancez pas, où je la précipite dans ce Lroufîre !

PHOSPHORIEL.

iNous bravons tes menaces.

i,r.^...,^« •• . *'^ ^'^'"""t ver» Rocaillon.

y^ocKiLLOT(, précipitant Fideline dans l'abtms. Phosphorieh c'est toi qui l'aura tuée.

. , , FIDELIlfE.

An .'

. ,.. Elle disparait.

Page 1